I - Définition
Psychose grave, apparaissant chez l'adulte entre 15 et 25 ans, chronique, cliniquement caractérisée par des signes de dissociation mentale, discordance affective et activitées délirantes incohérantes, entrainant une rupture de contact avec le monde extérieur.
II- Facteurs favorisants
mécanisme inconnu mais
génétique : risque plus élevé quand il existe un schizophrène dans la même fratrie
biologique: dopamine
psychologique : relation mêre-enfant perturbée dans les premières années de la vie
facteurs de stress
III - Phase de début
aiguë: bouffée déliante aiguë
état dépressif atypique, ou maniaque
avec: attitude de repli, introversion
incapacité d'exprimer ses sentiments ou à éprouver du plaisir
vide affectif
fuite des contacts sociaux
indifférence aux normes et conventions
vie imaginaire intense
progressive: début insidieux
baisse d'activitée intellectuellle ( echec surprenant)
troubles de l'affectivité et du caractre en rupture avec sa personalité antérieure
troubles d'allure névrotique : anxiété
syndrome délirant et hallucinatoire
IV - Période d'état
A - syndrome dissociatif ou discordant rupture de l'unité psychique provoquant un relachement des processus associatifs
activitées intellectuelles: fonctions élémentaires perturbées: hypermnésie
troubles du cours de la pensée: barrages, persévération, rationnalisme morbide
troubles des associations: appauvrissement
troubles du langage:
fading mental ( débit verbal ralenti) , écholalie, néologisme
domaine affectif :
ambivalence ( coexistence simultanée de deux sentiments contraires)
indifférence affective ou
athymornie ( anesthésie affective)
négativisme
réactions émotionnelles brutales
activitées et comportement: bizzarerie
hyperkinésie
apragmatisme et aboulie
catatonie
dépersonalisation avec angoisse de morcellement
B - délire paranoïde
non systématisé avec angoisse associée
thèmes: persécution
mystique
mégalomaie
érotique
mécanismes: interprétation
intuition
illusions
Hallucinations sensorielles ou psychiques
Conviction et adhésion totale du malade
Automatisme mental: de la pensée automatique au fait qu'il croit au vol de pensée et à l'échopraxie jusqu'au hallucinations et syndrome d'influence
En fait, on peut classer la symptomatologie en deux pôles: les symptomes négatifs ( repli autistique.. ) et les positifs ( délire, agitation;..)
V - Formes cliniques
Schizophrénie simple
Schizophrénie paranoïde : délire important et évolution cyclique
Schizophrénie hébéphrénique et hébéphréno-catatoniuqe : dissociation importante et début insidieux
Schizophrénie dysthymique: formes intermittentes et périodiques
Schozophrénies pseudo-névrotiques VI - Traitement
But: Diminuer la fréquence des accès de crise.
Eviter une évolution déficitaire.
Faire accepter la nécessité du traitement: Suivi par des équipes de secteur (C.M.P.).
Adhésion de la famille
prise en charge au long cours
L'hospitalisation est souvent nécessaire au début puis lors d'aggravation des symptomes déficitaires
A - La chimiothérapie
Neuroleptiques classiques ( haldol) ou atypiques ( zyprexa, leponex...)
effets thérapeutiques sont : -Sédatifs
-Antipsychotiques
-Antidéficitaires
Intérêt des traitements retard
Effets secondaires : – Psychiques (somnolence, dépression)
– Neurologique (Dyskinésies, Dystonies)
– Anticholinergique (constipation, vision, dysurie)
– Sexualité et hyperprolactinémie
– Prise de poids
– Cardio-vasculaire ( Allongement du QT)
En début de traitement: syndrome malin ( surveilance température, TA, pouls, conscience...)
Atténuation des effets secondaires par des médicaments antiparkinsonniens
B - La psychothérapie
psychanalyse, de soutien, institutionnelle ( ateliers...), thérapie familiale
alliance thérapeutique
éducation
C - La sociothérapie
gestion du budget ( curatelle, tutelle)
reprise d'une activité professionnellle ( CAT, COTOREP)
logement ( appartement thérapeutique)
VII - Actions infirmières
informer le patient de ses droits, du réglement intérieur
travail en équipe
alliance avec la famille
écoute, soutien: lui dire que c'est sa réalité mais pas la notre
assister lors des actes de la vie quotidienne ( toilette, repas)
surveillance de l'agitation et du risque d'aggression: prise du traitement
favoriser l'alliance thérapeutique et la participation à des ateliers