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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 10:58

Il y a quelques temps, je me suis retrouvée hospitalisée et extrèmement douloureuse.

J'ai eu un traitement à 20h et 21h, je resonne car toujours très douloureuse...

L'infirmière  ( de nuit ) arrive en coup de vent, éteint la sonnette et me dit :

" Vous n'allez pas sonner toutes les heures, je n'ai plus rien à vous donner et là, je suis occupée, j'ai les retours post-op qui arrivent".

Puis elle est partie sans attendre de réponse de ma part...

 

Sur le coup, j'ai trouvé ça violent. Je la comprends, cette infirmière qui est revenue plus tard, me parlant normalement et me proposant un massage du dos ( j'étais alitée depuis 24h). Je comprends le pic d'activité, aillant moi même fait des services de chirurgie, quand 3 post opératoires remontent en même temps, qu'il faut surveiller, tracer, médicamenter... Et en même temps, ma plainte était elle aussi légitime, je souffrais...

 

Et je me suis questionner, ce comportement là, ne m'est- il pas arriver de l'avoir ? Débordée par ce qu'il y avait à faire ? La gestion quotidienne, l'urgence qui se rajoute et la sonnette de trop ?? La personne qui ne fait que demander pour tout et pour rien qu'on finit par ne même plus écouter, celle qui ne demande jamais mais là tout de suite, on ne peut pas lui répondre...

 

En tant que soignant, nous sommes pris dans notre propre routine...Parfois, nous oublions qu'en face de nous, ce sont des êtres humains aussi, souvent en souffrance...

 

Le ton, les mots employés ont leur importance.

Si à la place de "J'ai pas le temps et j'ai rien pour vous",  nous faisions attention à nos paroles " J'entends ce que vous me dites, je ne peux pas vous doner quelque chose toutde suite mais dès que je peux, je reviens vers vous". Le résultat serait différent, le soigné n'ai plus un objet qui subit mais une personne que nous avons pris en considération. Même si rien n'est fait dans l'immédiat, il sait que quelque chose sera fait, qu'il est entendu. Son état d'esprit sera différent, et il pourra participer à sa propre amélioration de sa qualité de vie. 

Et nous, ça ne nous aura pas pris plus de temps...

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:03

I - Définition

 

 

Augmentation permanente et irréversible du calibre des bronches avec rupture de la charpente musculo-squelettique.

 

 

 

II - Etiologies

 

 

DDB Diffuses :

- Infections sévères de l'enfance ( coqueluche, rougeole... ), infection VIH

- Anomalies congénitales, génétiques comme la mucoviscidose

 

DDB localisées : 

- Séquelle de tuberculose

- Sténose bronchique, corps étranger, tumeur

 

Elles peuvent être associées à des maladies comme la polyarthrite rhumatoïde, la RCH ou le syndrôme de sjörgren

 

 

 

III - Diagnostic

 

 

Bronchorrée purrulente abondante en mode de rejet pseudo-vomique

Toux quinteuse avec possible dyspnée

Hémoptysies

Fièvre, anorexie

 

Examens complémentaires  : 

  • Radio thoracique
  • TDM thoracique
  • Fibroscopie bronchique
  • Biologie : hyperleucocytose et gaz du sang
  • Examen bactériologique de l'expectoration avec numération des germes
  • EFR

 

 

 

IV -  Complications

 

 

  • Infection bronchopulmonaire
  • Septicémie
  • Insuffisance respiratoire chronique

 

 

 

V - Traitements

 

 

  1. Préventif : Vaccination grippe et pneumocoques / arrêt du tabac et suppression de tout irritant bronchique / traitement des foyers infectieux ORL et dentaire
  2.  Drainage bronchique par kiné
  3. Oxygénothérapie au long cours si hypoxie
  4. Chirurgie thoracique : résection pulmonaire ( lobectomie )
  5. Embolisation artérielle ( hémoptysies importantes) après arthériographie bronchique
  6. Transplantation pulmonaire en dernier recours
  7. Antibiothérapie ( infection )

 

 

 

VI - Actions infimières

 

 

Accueil et écoute, relation d'aide

Explication des différents examens, des consignes pour chacun ( à jeun...)

Suveillance des signes clinques ( fièvre ), prises de sang, recueil des crachats...

Stimulation au sevrage tabagique avec orientation vers un spécialiste si besoin du patient

 

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 15:03

I - Définition

 

Personne en excés de poids par augmentation de la masse adipeuse (masse grasse ). Conséquences néfastes sur la santé.

 

 

En 2006, l'évaluation avant PNNS ( programme national nutrition santé ) : 18% des enfants sont en surpoids ou obèses.


L'enfant obèse avant la puberté a entre 30 et 50% de risque de déveloper une obésité à l'age adulte et le chiffre passe entre 50 et 70% après la puberté. Avec un risque multiplié de comorbidité.

 

 

II - Facteurs de risque

 

  • Précocité du rebond d'adiposité avant l'âge de 5 ans. 

Rebond d'adipocité : Courbe d'IMC qui augmente la 1ère année de la vie, diminue jusqu'à 6 ans avant de réaugmenter. Cette dernière augmentation est nommée " rebond d'adipocoté.

  • Obésité d'un ou des deux parents
  • Surpoids à la naissance
  • Pathologies chroniques ( cardiopathie, asthme, myopathie, apnée du sommeil...)
  • Environnement : 

* Milieu socio-économique faible

* Enfant unique ou dernier enfant de la fratrie

* Hyperphagie familiale ( "gros mangeurs")

Hyperphagie : augmentation du besoin de nourriture

* Télévision, jeux vidéos et ordinateur

* Diminution de l'activité physique

* Sommeil ( manque de sommeil )

* Hyperphagie en réponse aux événements stressants. Peut entrainer des accès boulimiques

* Incitation à la consommation : publicités.. et culte de la minceur

 

 

III - Signes cliniques et examens complémentaires

 

1 - Mesure du poid et de la taille

 

Pesée et mesure régulières.

Surveilance d'une cassure dans la courbe

 

2 - Indice de Masse Corporelle ( IMC )

 

Excès ou déficit pondéral = Déviation standart sur la courbe ( +-DS)

 

* IMC dans la norme entre 18 et 25

* Au dessus de 25 : surpoids

* Au dessus de 30 : obésité de degré 1

* Au dessus de 40 : obésité de degré 2 ou morbide

 

3 - Plis cutanés/ tour thoracique et type d'obésité

 

Mesures des 4 plis cutanés et du tour thoracique.

Permet de différencier :

* Type 1 harmonieux

* Type 2 gynoide ( en poire, chez les hommes)

* Type 3 Viscéral

* Type 4 androïde ( en pomme, chez la femme, cuisses de cheval )

 

4 - Recherche des signes de complications 

 

Hypertension artérielle

Genu Valgum

Trouble de la statique

développement pubertaire....

 

5 - Anomalies sanguines

 

Hyperglycémie ( diabète )

Hypothyroïdie

Hypercholesterolémie

 

6 - Autres examens

 

Polysomnographie à la recherce d'apnée du sommeil

Echographie hépatique à la recherche de stéanose hépatique

 

7 - Entretien


Avec l'enfant et sa famille

  • Connaitre l'environnement de l'enfant, son mileu culturel, social, scolaire et son retentissement sur ses habitudes de vie
  • Recherce d'antécédents familiaux ( obésite et diabète) et personnels ( prise de traitement comme les neuroleptiques, les corticoïdes... )
  • Faire l'historique de l'obésité ( calcul du rebont d'adiposité... )
  • Connaitre les habitudes alimentaires de l'enfant et sa famille
  • Chercher l'existence de troubles du comportement alimentaire ( boulimie. TOC ... )
  • Recherche de signes fonctionnels ( sommeil, respiration, transit..)
  • Evaluer le temps d'activités physiques et de sédentarité
  • Evaluer la motivation et les représentations de l'enfant ET de la famille
  • Dépister une conduite suicidaire, maltraitance, stress scolaire ou familial, absentéisme, souffrance psychologique...

 

 

IV - Prise en charge

 

Prise en charge diététique : pas de régime mais un équilibre alimentaire, expliquer, donner des astuces... a lire les dossiers de l'INPES qui sont très bien fait pour expliquer


Incitation à l'exercice physique par des activités ( EPS, sports collectifs ou individuels extérieurs, activités de loisirs avec la famille )mais aussi des gestes de tous les jours comme marcher pour rentrer du lycée, monter et descendre les escaliers...


Education de l'enfant mais aussi de la famille avec relation d'aide, aide à organiser les repas...

 

 

Se mettre en lien avec le médecin traitant qui est la personne référente d'un suivi régulier pendant 6 mois puis pendant 2 ans.

Prise en charge spécialisée possible ( suivi psy, nutritionniste, suivi en hôpital dans le cadre de programme d'études )

 

 

 

A savoir : 

* Collation du matin non obligatoire voir néfaste d'après l'AFSSA, souvent donnée en maternelle

* Distributeurs de boisson et produits alimentaires payants interdits dans les écoles depuis la loi de santé publique du 09 août 2004

*Programme national nutrition santé PNNS

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 22:46

I - Facteurs de risques à dépister lors de l'examen des 6 ans

 

Audition : examen audiométrique

Vision : retard dans l'aprentissage de la lecture et de l'écriture

Organes phonatoires : vérifier l'absence d'anomalies et l'existence des praxies bucco-faciales ( souffler, claquer la langue, imiter un baiser... )

Compréhension : trisomie 21, retard intellectuel, troubles psychomoteurs

Développement affectif et environnement : richesse du langage

 

 

II - Troubles du langage oral

 

A -Trouble de l'articulation

 

 

Ou dyslalie

Touche l'émission de tous les phonèmes : f, v, s ch, t, d.

Erreur permanente systématique dans l'exécution du mouvement pour produire le phonème

 

Zézaiement, chuintement, lambdacisme (l remplacé par y )

 

Causes : position incorrecte ( mauvaise habitude musculaire ) ou imprécision dans l'exécution du mouvement ou constitution anormale des organes

 

Actions : dépistage lors du bilan des 6 ans ( vérification de l'audition importante ), rééducation orthophonique 

 

 

B - Retard de la parole

 

 

Production phonologique : domaine du mot

 

- simplification de phonèmes : "arbre" devient "abe"

- substitution de phonème : "train" devient "crain"

- absence de modificatin du point d'articulation d'une syllabe à l'autre : "couteau" devient "touteau"

 

Actions : Au delà de 5 ans, PEC orthophonique et participation active des parents à la PEC.

 

 

C- Retard simple de langage

 

pauvreté du langage : apparition tardive du premier mot, mot-phrases, utilisation des pronoms tardive

 

Causes : grande prématurité, déficit cognitif, bain de langage insuffisant ( manque d'interactions parentales )

 

Actions: scolarisation précoce, PEC ortophonique, guidance parentale +++

 

 

D- Bégaiement

 

Défaut de rythme de la parole

 

- Bégaiement clonique : répétitions saccadées involontaires

- Bégaiement tonique : impossibilité d'émettre certains mots

- Bégaiement tonico-clonique

- Bégaiement par inhibition : suspension de la parole

 

Aggravation dans des circonstances émotionnelles ou en mise en situation d'expression orale

Trouble accompagné d'un repli sur soi pouvant aller jusqu'à l'état dépressif ou agressivité et troubles du comportement

Souvent passager : disparait alors vers 16-17 ans, mais il faut quand même faire une prise en charge car l'impact psychologique est très important (précision : le bégaiement des 3 à 6 ans est physiologique/ normal )

 

Causes : facteur génétique probable, facteur psychologique, environnement social

 

Actions: Ortophonie, Thérapie comportementale, Guidance familiale, Projet Personnalisé de scolarisation, Médicaments ( anxiolitiques, antidépresseurs, neuroleptiques ), Suivi psychologique et relation d'aide +++

 

 

E - Dysphasie

 

 

Trouble de la structure du langage sans substrat organique décelable, en l'absence de déficit auditif, de retard mental et de troubles psychotiques

 

1% des enfants, surtout les garçons.

 

Causes : 

Antécédents familiaux.

Troubles du comportements fréquemment associés

Anomalies cérébrales retrouvées à l'IRM

 

Expression linguistique pauvre, compensée par une richesse gestuelle, langage inintelligible. répercussion à l'écrit avec lenteur, troubles de l'atention et de la mémoire. Souvent associée à une dysorthographie.

 

Progrès difficile malgrè PEC orthophonique

 

 Actions: Orthophonie, Suivi psychologique, PEC institutionnelle ( hôpital de jour ) si troubles du comportement associés, psychomotricité, guidance parentale, scolarisation spécialisée ( CLIS ) ou pédagogie adaptée avec PPRS ou PPS

 

 

F - Dyslexie

 

Déficit sévère et durable dans les processus d'acquisition de la lecture chez un enfant d'intelligence normale et scolarise normalement

 

Retard de lecture d'au moins 2 ans.

Dysorthographie toujours associée.

 

5 à 8 % des enfants, surtout les garçons

 

Causes : 

Antécédents familiaux fréquents

Ectopies neuronales apparaissant à l'IRM cérébral

 

Troubles de l'attention avec difficulté à se concentrer, signes d'hyperactivité sont souvent associés

Troubles du comportement et du sommeil peuvent apparaitre tardivement

 

Difficulté à reconnaitre et identifier les mots écrits

Difficulté à associer phonèmes et graphèmes

Lecture lente, compréhension du texte fragmentaire, dictées = erreurs

Souvent difficulté en mathématiques

Difficultés psychomotrices souvent associées ( boutonner sa veste, tracer un trait droit...)

 

Actions : Orthophonie intensive et prolongée, psychomotricité et suivi psychologique, guidance parentale, Projet personnalisé de scolarisation ou projet personnalisé de réussite scolaire PPRS, pédagogie adaptée ( formation de l'enseignant ) ou orientation en CLIS

 

 

 

Les dysphasies, dyslexies et autres troubles majeurs du langage sont considérés par l'OMS comme un handicap, l'enfant peut donc bénéficier d'un tiers temps pédagogique lors des examens

 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 15:41

I - Les missions de l'infirmière de l'éducation nationale

 

La mission de promotion de la santé en faveur des élèves a pour objectif (...) de veiller à leur bien-être, de contribuer à leur réussite et de les accompagner dans la construction de leur personnalité individuelle et collective.

 

Orientations genérales pour la politique de santé en faveur des élèves, BO n°1 du 25 janvier 2001

 

 

 

Missions :


- Favoriser les apprentissages, veiller au bien-être de l'élève et à son épanouissement

 

- Participer à la formation des jeunes dans le domaine des sciences de la vie et améliorer leur capacité à mettre en valeur leur propre santé

 

- Agir au sein de l'équipe éducative comme conseiller de santé

 

- Conseiller en matière de prévention, d'éducation à la santé, d'hygiène et de sécurité les chefs d'établissement

 

- Aider l'élève à construire son projet personnel et professionnel

 

- Contribuer à faire de l'école un lieu de vie et de communication

 

- Porter une attention particulière aux élèves en difficulté

 

- Favoriser l'intégration scolaire des jeunes handicapés et des jeunes atteints de maladies chroniques

 

- Contribuer à la protection de l'enfance en danger

 

- Organiser le recueil et l'exploitation des données statistiques des infirmières

 

 

 

 

Pour cela, l'infirmier peut mener toute une série d'actions collectives :


-  Accueillir et accompagner les élèves : peu importe le motif dès qu'il y a une incidence sur sa santé ou sa scolarité. Elle évalue la situation, pose un diagnostic infirmier ( rôle propre ), met en place la démarche de soins voire oriente vers la structure la plus adaptée. Elle assure un suivi et un accompagnement individuel, en relation avec les autres professionnels ( éducation ou de santé ) et les parents.

 

- Organiser les urgences et les soins : Pour cela, elle évalue le degré de gravité, effectue les premiers soins, fait appel au SAMU, applique le protocole national sur l'organisation des soins et des urgences dans les écoles et les établissements publics locaux d'enseignement, avertit le directeur ou chef d'établissement et prévient la famille. Elle applique les traitements ambulatoires des troubles compatibles avec la scolarité sur prescription du médecin traitant ou de sa propre initiative, ainsi que dans le cadre des projets d'accueil individualisés (PAI )

 

- Contribuer par un dépistage infirmier à la visite médicale obligatoire des 5-6 ans : entretien, examens biométriques, dépistages des troubles sensoriels, vérification des vaccinations, suivi des avis donnés aux familles

 

- Organiser un suivi infirmier : des élèves signalés lors du bilan précédent ou au cours de leur scolarité comme étant en situation de fragilité ou d'un niveau donné de classe. Entretien, examens biométriques, examen bucco-dentaire, hygiène générale, dépistage des troubles sensoriels, prise de tension artérielle, dépistage des handicaps et anomalies du squelette, vériffication des vaccinations, retranscription sur le dossier de santé de l'élève, suivi des avis donnés aux familles, orientation vers un professionel de santé si urgence, signalement au médecin de l'éducation nationale si besoin d'un suivi médical personnalisé.

 

- Développer une dynamique d'éducation à la santé : Promouvoir une vision positive de la santé par une valorisation des capacités des élèves. Venir en aide aux élèves manifestant des signes inquiétants de mal-être ( produits illicites, absentéisme, désinvestissement scolaire, conduites suicidaires ). Education à la sexualité et à la prévention du SIDA

 

- Mettre en place des actions permettant d'améliorer la qualité de vie des élèves en matière d'hygiène, de sécurité et d'ergonomie : recherche sur les facteurs pouvant affecter l'élève en milieu scolaire : locaux scolaires, installations sportives, internats, installations sanitaires, restauration collective

 

 

 

Mais aussi une série d'actions individuelles :


- Organiser et réaliser le suivi de l'état de santé des élèves

 

- Suivre les élèves signalés par les membres de l'équipe éducative

 

- Suivre les élèves des établissements de certaines zones rurales, des zones d'éducation prioritaire ( ZEP ), des établissements sensibles et des établissements relevant du plan de lutte contre la violence en milieu scolaire

 

- Mettre en place des dispositifs adaptés en cas d'évènements graves survenant dans la communauté scolaire

 

- Agir en cas de maladies transmissibles survenues en milieu scolaire

 

- Intervenir en urgence auprès d'enfants ou adolescents en danger ( victimes de maltraitance ou violences sexuelles )

 

- Contribuer à l'intégration scolaire des enfants et adolescents atteints de handicap

 

- Aider à la scolarisation des enfants et adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période

 

- Mener des actions de recherches ( données épidémiologiques...)

 

- Mener des actions de formation des personnels de l'éducation nationale

 

Circulaire n° 2001-014 du 12 janvier 2001 paru au BO n°1 du 25 janvier 2001

 

 

 

 

II - Cadre de référence

 

 

A - Rôle propre

 

Les soins liés aux fonctions d'entretien et de continuité de la vie. Art R4311-3, R4311-5 et R4311-6 du code de santé public

 

L'infirmière identifie les besoins ( recueil de données ) des élèves ou du personnel, pose un diagnostic infirmier, formule des objectifs de soins, élabore des actions et protocoles de soins infirmiers, et évalue l'atteinte des objectifs

 

 

B -  Rôle prescrit

 

Application des prescriptions données par un médecin; prescriptions écrites, nominatives, quantitatives et qualiquatives, datées et signées, sauf urgences. 

Protocole national sur l'organisation des soins et des urgences dans les écoles et EPLE : BO n°1 du 06 janvier 2000

 

 

 

 

III - Les différents lieux d'exercice de l'infirmière

 

 

A - National

 

Sous l'autorité du ministre : impulse et évalue la politique de santé en faveur des élèves.

Anime le réseau des conseillers techniques académiques autour des axes prioritaires.

Définit le cadre des rapports annuels et les modalités de recueil des données statistiques.

 

 

 

B - Académique : Infirmière conseillère technique auprès du recteur

 

Sous l'autorité du recteur : le conseille pour la mise en oeuvre de la politique de santé.

Anime et coordonne les conseillères techniques infirmières auprès des inspecteurs d'académie.

Encadre l'activité des infirmières ( expertise professionnelle )

Met en oeuvre la politique rectorale de formations des infirmières

Organise un tutorat professionel ( stagiaires )

Intervient dans le dispositif de formation des professionels de l'éducation

Rédige le rapport rendant compte de l'activité des infirmières et la synthèse des recueils statistiques

Participe aux programmes régionaux de santé

 

 

 

C - Départemental : Infirmière conseillère technique responsable départementale


Sous l'autorité de l'inspecteur d'académie, le conseille sur la mise en oeuvre de la politique de santé en tenant compte des spécificités du département et des localités

Anime, coordonne la réflexion autour de la politique de santé envers les élèves

Met en oeuvre les actions prioritaires définies au plan national, élabore les programmes d'actions à promouvoir

Participe aux groupes de travail départementaux mis en place par le préfet ( programmes régionaux de santé )

Diffuse les programmes d'actions des infirmières auprès du personnel de l'éducation nationale

Met en place les dispositifs pour l'information statistique, Handiscol

Participe à la formation des personnels infirmiers

Met en place un tutorat professionel

Accompagne les infirmiers nouvellement nommés

Elabore le rapport départemental de l'activité de l'ensemble des infirmières et le recueil de statistiques

Transmet aux infirmières de terrain le protocole national des soins et des urgences dans les écoles et EPLE

Collabore à la mise ne place des PAI

Donne son avis  sur les habilitations sollicitées par les associations départementales ou locales souhaitant intervenir en milieu scolaire

Favorise la mise en oeuvre des partenariats avec les différents services de l'étrat et les collectivités territoriales

 

 

 

D - Local 

 

 

1 - Infirmière en établissement

 

Collège ou lycée d'enseignement général, technologique ou professionel, en EREA

Peut être à temps partiel sur plusieurs établissements

Externat ou internat ( logé )

 

 

2 - Infirmière mixte


Affecté dans un collège mais partage son temps avec son secteur primaire de recrutement. Peut aussi être sur plusieurs collèges et plusieurs secteur de recrutement

 

 

3 - Infirmière en poste universitaire


Services universitaires ou interuniversitaires de médecine préventive et de promotion de la santé

Supèrieur hiérarchique : président de l'université

 

 

 

Les horaires de travail pour l'infirmière au niveau local :


Les horaires de travail sont définis par le décret n°2000-815 du 25 août 2000 (aménagement du temps de travail dans la fonction publique de l'Etat )

 

A temps complet, temps de travail réparti sur 36 semaines ( temps de présence des élèves )

 

Temps de travail hebdomadaire de 44 heures

 

39h30 en présence des élèves sur 5 jours à 5 jours et demi. Emploi du temps établi par le chef d'établissement en concertation avec l'infirmière

En internat, chaque semaine, 3 astreintes obligatoires de 21h à 7h et possiblilité de services de soirées de 18h à 21h. Logement de fonction concédé par nécéssité absolue de service.

 

4h30 en dehors pour les réunions, la documentation, la recherche, la rédaction de rapports... A l'initative de l'infirmière et sous sa responsabilité

 

 

 

 

IV- Organisation des soins et des urgences

 

Décrite dans la note du 29 décembre 1999 parue au BO n°1 du 06 janvier 2000 :

 

Protocole national sur l'organisation des soins et des urgences dans les écoles et les établissements publics locaux d'enseignement :

Liste du matériel, composition de la pharmacie courante et d'urgence, protocole d'urgence, contraception d'urgence

 

 

 

V - Outils à disposition

 

 

A - Cahier de l'infirmière ou SAGESSE


 

Circulaire n° 2003-035 du 27 février 2003


Tout acte doit être mentionné avec l'heure précise de l'intervention, sa nature exacte, les mesures de soins prises à l'initiative de l'infirmier.

 

Sous la responsabilité de l'infirmière et est soumis au secret professionel.

 

Deux volets constituent le cahier de l'infirmière :

- Volet 1 : actes et suivis infirmiers  (actions individualisées )

- Volet 2 : autres activités de l'infirmière (réunions, formation,recherche ), actions collectives initiées par l'infirmière

 

Ou logiciel de gestion des passages des élèves à l'infirmerie pour le secondaire : SAGESSE ( système automatisé gestion santé établissement )

 

 

B- Autres...

 

Fiche infirmière de renseignements confidentiels : Conçue par l'infirmière, remplie par les familles

 

 

Fiches d'urgence à l'intention des parents : Non confidentielle, renseignée à chaque début d'année par les parents, destinée à l'administration. Comporte les coordonées des personnes à contacter en cas de problème de santé, celles du médecin traitant, la date du dernier rappel anti-tétanique, les éléments médicaux importants

 

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 22:32

I - Le développement cognitif

 

      Mise en place de l'intelligence : stratégies et mécanismes de raisonnement

 

Piaget définit 4 stades :

- 0 à 2 ans : Stade des premiers réflexes puis des habitudes motrices et enfin de l'intelligence sensorimotrice basée sur la perception ( mais inséparable de l'affectif ). Il obtient une conscience de soi, du monde, des objets environnants, du temps et de l'espace.

 

- 2 à 7 ans : Intelligence préopératoire. Apparition du langage, du jeu symbolique, du dessin, de l'image mentale

4 traits de raisonnements qui se développent : aninisme ( les choses vivantes ont des intentions ), finalisme ( porquoi des choses ), artificialisme ( les choses sont construites sur un mode humain), réalisme ( le contenu de la cosncience est l'ensemble des choses réelles )

 

- 7 à 12 ans : Stade des opérations concrètes. Sériations, classification, dénombration.

 

- A partir de 12 ans : stade formel et raisonnement hypothético-éducatif. Mentalisation de l'action, relation entre ce ui est possible de ce qui est réel

 

 

II - Le développement psychoaffectif

 

Mise en place des différents mécanismes et réseaux de la vie relationnelle : construction de la personnalité

 

 

A - Petite enfance

 

Environnement +++, avec importance des parents

 

 Pour Freud, 3 stades :

- Stade oral : La bouche est l'organe du plaisir, Satisfaction de la faim = satisfaction sexuelle

 

- Stade anal ( 2ans ) : Le contrôle sphinctérien influe sur les relations avec la mêre ( chantage). Opposition ( "non" ), distinction des sexes, de lui et du monde

 

- Complexe d'oedipe ( 2-4 ans ) et stade phallique : Crise de la relation triangulaire entre le pêre, la mêre et l'enfant

 

 

B - Age scolaire

 

Refoulement du complexe d'oedipe, déplacement des intérêts.

 

Apparition de l'obsessionalisation ( reflet du développement du moi ) avec les manies, les collections

 

Mise en place des 3 instances selon Freud : le ça ( émergence des pulsions ), le surmoi ( instance des interdits ), le moi ( gestion des conflits entre les deux premiers )

 

 

C - Adolescence

 

Débute à la puberté et se finit avec le statut "d'adulte". Allongement progressif dû à l'anvancée pubertaire, l'allongement de la scolarité et de l'indépendance économique et sociale.

Ambivalence des sentiments, attitudes contradictoires ammenant la différenciation psychosexuelle et la construction de sa propre identité.

 

 

 

III - Le développement socioculturel

 

Objet de marquage institutionnel : rites de passage

Différences d'une société à l'autre mais existent dans toutes les sociétés

 

Le langage est le moyen privilégié de communication. c'est un vecteur de la culture.

Le jeu est aussi important : symboliquement, puis par le biais d'exercices et des règles.

 

La socialisation commence dans la famille puis se poursuit dans les groupes instiitutionnalisés ( crèches, écoles...)

L'école permet à l'enfant, d'évoluer dans son comportement à travers les expériences sociales, les découvertes, les apprentissages...

A l'adolescence, se crée les groupes de pairs qui permettent la confrontation aux valeurs familliales.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 21:03

Puberté : Transition de l'enfance à l'adulte pendant laquelle les organes de reproduction deviennent fonctionnels.

 

I - Le déroulement normal de la puberté

 

 

A - Clinique

 

1- La croissance staturopondérale

 

Accélération de la croissance staturale de 7-9 cm pr an avec un gain moyen de 25 cm chez la fille et 28 chez le garçon. La croissance pondérale diffère de celle de la taille.

 

 

2- La répartition des graisses

 

Chez les hommes, la masse graisseuse diminue pour être remplacé par la masse musculaire

Chez les femmes, la masse graisseuse se développe au niveai des hanches et des cuisses ( gynoïde )

 

 

3- Développement des gonades et des caractères sexuels secondaires ( classification de tanner )

 

Chez la femme :

Stade 1 ( pré-pubère ) : pas de glandes mammaires palpables, pas de rêgles, absence de poils

Stade 2 ( 11 ans ) : bouton mammaire et élargissement aréolaire, quelques poils sur les grandes lèvres quelques mois après, augmentation du volume ovarien

Stade 3 ( 12 ans ) : tissu mammaire plus large que l'aréole et extension des poils vers le pubis

Stade 4 ( 13 ans ) : Aréole surélevée par le tissu mammaire, développement pileux presque terminé, début des règles ( souvent irrégulières)

Stade 5 ( 15 ans ) : développement mmaire complet, pilosité adulte, cycle des règles plus régulier

 

Chez l'homme :

Stade 1 ( pré-pubère ) : testicules et verge prépubère, absence de poils

Stade 2 ( 12 ans ) : augmentation des testicules ( développement des tubes séminifères ) et coloration du scrotum, apparition de quelques poils

Stade 3  ( 13 ans ) : début d'augmentation de la verge, augmentation de la pilosité

Stade 4 ( 14 ans  ) : augmentation du volume de la verge, des testicules, pilosité presque adulte avec le début de la pilosité sur le visage et mue de la voix

Stade 5 ( 15 ans ) : développement adulte et pilosité complète

 

 

B - Radiologique


Atteinte de la maturation squelettique ( âge osseux ) évaluée par la radiographie de la main gauche voir du coude, apparition de l'os sésamoïde

 

 

C - Biologique

 

Augmentation des hormones LH et FSH ( hypophysaires ), des hormones de croissance, des stéroïdes sexuels : oestradiol et testostérone

 

 

 

II - Les variantes de la puberté normale

 

A - Développement prématuré isolé des seins chez la fille

 

thélarche précoce : avant l'âge de 8 ans

 

 

B - Développement prématuré isolé de la pilosité pubienne

 

Adrénarche précoce : avant l'âge de 8 ans chez la fille et 10 ans chez le garçon

 

 

C - Variations de survenue des premières rêgles


Survenue "normale" entre 10 et 15 ans, d'une durée de 2 à 8 jours/ le cycle se régule entre 18 et 24 mois après les premières règles ( Ménarche )

 

 

D - Retard pubertaire

 

Chez la fille : absence de développement mammaire après 13 ans ou des règles après 15 ans

Chez le garçon : absence d'augmentation du volume des testicules après 14 ans

 

Origine centrale : hypogonadisme hypogonadrophique congénital, aquis ( tumeur hypophysaire), fonctionnel  (troubles alimentaires )

Origine périphérique : hypogonadisme hypergonadrophique  dû à des syndrômes ( de turner chez la fille ou de klinfelter chez le garçon )

Origine par défaut : retard simple


Traitement dépendant de l'étiologie  : traitement substitutif si besoin

Travail autour de l'acceptation de ce retard ( surtout chez le garçon )

 

 

III - La puberté précoce

 

1 - Définition

 

Apparition des signes de la puberté avant 8 ans chez la fille et 10 ans chez le garçon

 

Puberté précoce centrale ou isosexuelle dite "vraie" :

origine hypothalamo-hypophysaire ( tumeur cérébrale, malformations congénitales, traumatismes craniens,  causes post-infectieuse ( méningite )...)

 

Puberté précoce périphérique:

sécrétion de stéroîdes sexuels par une gonade autonome : tumeurs

 

 

2 - Clinique

 

Croissance staturale rapide

Augmentation des testicules pour le garçon ou des seins pour la fille

 

 

3 - Conclusion

 

La puberté précoce peut poser des problèmes au niveau psychologique chez l'enfant comme dans le reste de la famille.

Son traitement peut nécessiter des traitements lourds ( cancers,....) et donc des difficultés à suivre un parcours scolaire classique.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 19:05

I - Développement physique et croissance staturopondérale

 

 

Auxiologie : science de la croissance, de la maturation et du développement somatique de l'être humain

 

1- Croissance staturale

 

croissance intra-utérine : A 8 semaine début du squelette, dépend des facteurs maternelles ( tabac, alccol, HTA...)

 

naissance à 4 ans : très rapide, la taille double ( 50 cm à 1 m de moyenne )

 

4 ans au démarrage pubertaire : stable avec 5 à 6 cm par an

 

Poussée de croissance pubertaire : le démarrage diffère en fonction du sexe mais l'accélération se fait avec 6 à 8 cm par an dans les deux cas.

 

La taille définitive moyenne de la femme sera de 163 cm à 16 ans et celle de l'homme de 175 cm à 18 ans.

 

 

2- Croissance pondérale

 

0 à 2 ans : le poids de naissance ( 3.300kg) va commencer par diminuer de 5 à 10% juste apr_ès la naissance avant d'être multiplié par quatre à 2 ans.

 

2 ans à la puberté : ralentissement progressif avec +/- une augmentation de poids à la puberté

 

Le poids moyen et de 53 kg à la fin de la puberté chez la femme et de 63 kg chez l'homme.

 

 

3 - Périmètre cranien

 

témoin du développement cérébral lors des 3 premières années de sa vie

 

35 cm à la naissance en moyenne

A l'âge de un an, on utilise la formule : (taille/2) + 10cm

57 cm à l'âge adulte chez l'homme et 55 cm chez la femme

 

 

4 - Les segments du corps

ou morphologie

 

      La croissance de l'enfant est évaluée en fonction de son âge chronologise ( à partir de sa naissance), son âge statural, et son âge osseux ( en fonction de la maturation osseuse )

 

II- Facteurs de croissance

 

 

1 - Familiaux

 

Ethnique

Génétique : maladies osseuses ( achondroplasie ), syndrôme polymalformatif, aberration chromosomique (trisomie ),

En fonction des parents : taille, poids

 

 

2 - Endocrinens

 

Hormones d'insuline lors du stade foetal IGF1

Hormones thyroïdiennes : hypothyroïdie

Hormones corticosurrénales : syndrôme de cushing dû à une sécrétion exagérée de cortisol

Hypercorticisme iatrogène

Hormones de croissance  : déficit en GH

 

3 - Environnementaux

 

Nutritionnel : anorexie, carence alimentaire 

Hygiène de vie : sommeil...

Psychoaffectif : carence parentale

Conditions socio-économiques

Lésions hypothalamo-hypophysaire : traumatisme cranien, encéphalite...

 

 4 - Maladies chroniques

 

Maladie coeliaque 

Maladie de crohn

Mucoviscidose

Cancers

 

5 - Retard essentiel

 

puberté différée

retard de croissance intra-utérin

 

 

III - Conduite à tenir

 

 Importance de l'interrogatoire : taille des autres membres de la famille, contexte familial, psychoaffectif, poid et taille de naissance, déroulement de la grossesse, maladie chronique existante (?)

 

Mesures du poids par une balance étalonnée, Mesure de la taille par une toise murale

Noter dans le dossier médical scolaire et dans le carnet de santé ++++

 

Courbes de croissance ( poids, taille ) :

pour apprécier l'importance du retard, établir la vitesse de croissance,  déterminer l'âge statural, comparer l'évolution poids/taille

 

Calcul de l'IMC

 

Orientation vers une consultation spécialisée si retard de croissance de -2 DS ou cassure de courbe.

Celui - çi fera un bilan qui inclue bilan sanguin, radiographie de la main ( âge osseux) et de la dentition

 

Suivi des enfants ayant un retard staturo-pondéral : les aider à s'accepter, leur redonner confiance...

 

 

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 18:14

La publication des cours va de nouveau augmenter, après avoir stagné quelques temps.

En effet, je pense tenter le concours....

 

 

D'infirmière scolaire !


Les inscriptions ont lieu en janvier 2014 pour un écrit  vers février mars et un oral jusqu'en juin !

 

Mais, voilà qui dit concours dit révisions.

Toutes les pathologies ( bon, je crois que je peux exclure Alzheimer et l'adénome de prostate !), les grands thèmes d'éducation à la santé mais aussi le fonctionnement de l'éducation nationale, la législation...

 

Bref, tout pleins de choses à réviser alors je reprends mes bonnes vielles habitudes : me faire mes propres cours à partir de livres, internet, cours personnels... et les mettre sur le blog !

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 18:05

I - Définition

 

Une escarre est une plaie de pression. C'est une lésion cutanée consécutive à une apoxie/hypxie tissulaire d'origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et une saillie osseuse.

 

 

II - Physiopathologie

 

L'hypoxie tissulaire est une carence d'apport en oxygène à des tissus. Sans oxygène, les tissus meurent irrémédiablement et très rapidement.

La plaie se développe en profondeur avant de s'ouvrir vers l'extérieur.

Entre le premier stade et l'ulcère, l'évolution peut se faire en deux trois heures ! ( Vrai, j'ai vu une escarre se former en une nuit au stade de nécrose ! )

 

 

III - Les stades

 

Stade 1 : éryrthème = rougeur ne passant pas après avoir exercé une pression avec le doigt ( normalement, la peau devient blanche )

 

Stade 2 : désépidermisation, phlyctène

 

Stade 3 : nécrose tissulaire

 

Stade 4 : nécrose avec perte de substance importante, plaie ouverte importante après élimination des tissus nécrosés

 

Stade 5 : visualisation de l'os - fistule avec ou sans signe d'infection

 

 

IV - Les zones à risques

 

- assis : ischions, talons, coudes

-allongé : talons, trochanters, sacrum, occiput, omoplates, coudes

- sous oxygène : nez, oreilles ( dûs aux tubulures )

 

 

V - Les facteurs responsables

 

Pression et support inadapté : pression continue, excessive en durée ou en intensité ( position assise ou alitée)

 

Troubles de la sensibilité ( non perception de la douleur ) et de la mobilité ( échappement à la pression impossible ) :

- maladies neurologiques : hémiplégie, paraplégie, tétraplégie

- diabète

- troubles de la conscience et démence

- immobilisation ( post-opératoire )

 

Autres pathologies :

- arthérosclérose / cholestérol / arthérite

- corticothérapie au long cours

 

Mauvaises positions : frottements et étirements de la peau ammènent une abrasion mécanique de la peau ( phlyctènes, fissures ). Des cisaillements entrainent un glissement des couches cutanées les unes sur les autres.

 

Etat cutané :

- macération dûe à l'incontinence urinaire et fécale, à la transpiration

- mauvaise installation des dispositifs médicaux ( sondes, tubulures, raccords...)

- sécheresse cutanée dûe à une déshydratation

- maigreur et dénutrition ou obésité

 

 

VI - Les soins infirmiers

 

a ) Moyens de prévention

 

Evaluer le risque avec la grille de Norton. Ses critères sont la condition physique, l'état mental, l'activité, la mobilité, l'incontinence qui sont notés entre 1 et 5. Si c'est égal ou inférieur à 14, il y a un risque d'escarre et si c'est inférieur à 12 le risque est élevé.

Par exemple, une personne grabataire, démente mais sans autre problème de santé va avoir une condition moyenne ( 3), un état mental confus (2 ), une activité assise au fauteuil (2 ), mais immobile (1 ) avec une incontinence urinaire et fécale (1 )  soit un score de 9 donc un risque très élevé d'escarre.

 

Soulager la pression :

- par un support adapté : matelas à eau, air ou plots de mousse, coussins de gel, gouttières en mousse, chaussures de décharge

- par le changement de position toutes les 3 heures (avec une assise de 30°, décubitus latéral droit et gauche, décubitus dorsal)

 

Le maintien d'un bon état cutané :

- Hygiène : toilette rigoureuse, change de draps, de protection...

- Nutrition et hydratation  : faire boire, voir perfusion si nécessaire et apports caloriques suffisants avec compléments alimentaires et enrichissement naturel en protéines de l'alimentation si besoin

- Effleurage des zones à risques à mains nues sur une peau propre et sèche. Avec de l'huile ou une pommade mais sans alcool ni produit coloré. Au moins 15 secondes par points d'appui et à chaque changement de position ( sauf si lésion cutanée ou escarre constituée ( érythème ne cédant pas à la pression )

 

b ) Prise en charge de l'escarre constituée

 

- observer précisément

- transmettre pour suivre l'évolution

- prodiguer les soins en fonctions du stade : pansements, gestion de la douleur, protocole de changements de position...

- enrichir systématiquement l'alimentation, la cicatrisation nécéssitant un apport en protéines suffisant.

 

c ) Education du patient et de sa famille

 

- maintien de l'hygiène, gestion de l'incontinence

- port de linges propres et secs

- hydratation et apports protidiques

- changement de position et matériel adapté

- explication sur l'escarre...

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