Des cours en soins infirmiers, mais aussi des recettes de cuisine et des lapins^^
A mon travail, j'ai rencontré une élève infirmière... Bon j'en ai déjà rencontré plein mais cette anecdote m'a marquée.
Elle est en première année de la nouvelle formation ( qui est d'ailleurs la seule en cours dans toute la France maintenant ). Sur son deuxième stage... Elle se débrouille plutôt bien.
Mais en cours, c'est différent. Elle n'arrive pas à apprendre... Elle ne fait pas les liens avec la pratique. Ce qui est d'ailleurs normal vu comment est basée cette nouvelle formation. Elle a donc logiquement des rattrapages. Un certain nombre, 5...
Et elle a été reçu par sa directrice qui lui a dit qu'elle ne serait pas bonne infirmière, que même si elle a juste la moyenne, elle ne la ferait pas passer en année supérieure.... Qu'il fallait qu'elle est bien plus...
Bref, elle lui a fait peur.
Elle était démoralisée quand elle nous en a parlé. A moi, à la cadre et à l'autre étudiante infirmière ( en deuxième année, elle ). Pour nous, elle fera une bonne infirmière. Elle a les capacités pour.
J'ai alors évoqué avec elle une anecdote de ma troisième année qui m'a beaucoup marqué.
A l'époque, nous avions une tutrice enseignante qui changeait chaque année et avait une quinzaine d'élèves. Elle nous recevait en groupe ou en entretien individuel. C'était notre "coach".
Lors d'un stage ( le deuxième), j'ai été malade lors de ma première semaine de stage. J'ai donc posté mon arrèt de travail et mon planning prévisionnel dans la même enveloppe. Celle-ci n'est jamais arrivée à destination. Mais ça, je ne l'ai su que plus tard... Fin de stage, elle m'appelle pour je ne sais plus quelle raison et me dit alors qu'elle n'a pas reçu mon planning prévisionnel, je luit lui avoir envoyé en même temps que mon arrêt.
Puis à mon retour, nous nous retrouvons en cours collectifs. A la fin, elle m'appelle et me dit qu'elle ne me fait plus confiance car la poste n'a jamais perdu de lettres qu'elle envoyait. Et que je me moquais donc d'elle ! j'ai eu beau dire ce que je voulais, son opinion était faite.
Le temps passe et arrive notre dernier rendez-vous pédagogique. Celui où on évoque nos projets en individuel... Ne souhaitant pas rester au même endroit, je veux faire de l'intérim et si possible en EHPAD. J'ai mes raisons que je lui explique. Je passe sur les détails mais j'ai passé deux heures (au lieu d'une en moyenne ) à me faire démonter la gueule. Quoi que je disais, rien n'allait. Je ne gérerais jamais mon stress en tant qu'intérimaire et ne serait pas efficace car je ne saurait pas m'adapter. L'EHPAD n'est pas faite pour moi car je ne saurais pas être responsable et m'imposer face à l'équipe aide-soignante. Bref, je suis sortie en larmes...
Mes amis, ma famille et surtout mon homme m'ont remonté le moral et m'ont poussé à poursuivre mes études. Car je crois que seule, j'aurais tout plaqué, persuadée que je ne serais bpas une bonne infirmère, comme elle me l'avait dit.
Aujourd'hui, après deux ans d'intérim pendant lesquels je me suis épanouie, je viens de signer un CDI dans une EHPAD. Je garde de très bon souvenirs de ces deux ans. Et de toutes ces expériences en EHPAD auprès des personnes agées et des équipes. Au vu de leurs remarques, je pense pouvoir dire que, malgrés les erreurs de "jeunesse", j'ai été une bonne infirmière, acceptée dans les équipes mais ayant su m'imposer s'il le fallait... Je ne suis pas la meilleure, c'est sûr. Mais je suis comptente et surtout, je ne regrette rien...
Enfin, si, une chose. Le jour de mon diplôme, quand ma tutrice est venue me souhaitait félicitation, le sourire d'hypocrite aux lèvres et que je lui ai répondu "Merci", en pensant " Pauvre imbécile". J'aurais du lui dire ses quatres vérités. Je n'ai pas pu... Trop de connaissances qui restait à l'IFSI et à qui ça pouvait porter préjudice...
Certains enseignants et directeurs d'IFSI ne voient que par leurs statistiques finales. Ils veulent être sûr de leur résultats et essayent d'éliminer les moins motivés en leur faisant peur. Il faut savoir s'accrocher. Ne pas préter attention à ce qu'ils disent...
A toutes et tous, gardez courage !