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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 19:40

Voilà j'étais absente depuis quelques temps car j'ai passé ma Mise en Situation Professionnelle du diplôme d'état ce matin. C'était la dernière épreuve, celle qui clôture mes trois ans et demi d'études.

Cette fois-çi j'ai réussi à gérer mon stress pré-évaluation mieux que les autres fois, je l'ai abordé avec plus de calme même si le dimanche et le lundi, le stress a commencé à pointer le bout de son nez. J'ai passé mon après midi du dimanche et toute ma journée du lundi jusqu'à 21 heures hier soir à l'hopîtal car j'avais trois patients sur cinq qui rentraient hier. Arrivée dans le service à 6h40 ce matin...

J'ai fait pas mal d'erreurs. elles m'ont repris une fois car je passais de la crème sur des orteils sans les laver avant. Et oui le stress me fait perdre mes moyens... Bon, je les ai lavé ses orteils à la dame après... Mais trop tard !

Mes démarches de soin étaient loin d'être parfaites... J'espère qu'elles tiendront compte du fait que certains sont arrivés que d'hier mais bon...

Donc le résultat est en suspens...

Réponse le 30 avril !

 

Maintenant il me reste à  finir le stage ( jusqu'au 9 avril ) et attendre ...

 

 

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 10:23
I - Définition

Perte de substance cutanée chronique sans tendance à la cicatrisation spontanée.



II - Causes, facteur de risques, signes cliniques, examen complémentaire en fonction de type d'ulcère

a - Ulcère veineux

Facteurs de risques :
- femme
- obésité
- phlébite
- insuffisance veineuse
- insuffisance cardiaque

Signes cliniques :
- unique, de grande taille, peu douloureux, localisé en sus médullaire externe
- présence de varices, examen artériel normal
- peau péri-lésionnelle : exzéma variqueux, hypodermatite

Examens complémentaires :
- echodoppler veineux des membres inférieurs


b - Ulcère artériel

Facteurs de risques :
- homme
- problème vasculaire

Signes cliniques :
- unique, souvent mulitples
- peau péri-ulcéreuse : blanche acyanique, lisse, froide, dépilée
- abolition d'un ou plusieurs pouls périphériques

Examens complémentaires :
- echodoppler artériel des membres inférieurs
- artériographie


c- Ulcère mixte artério veineux

signes et examens complémentaires qui regroupent les deux catégories précédentes


d- Ulcère d'origine infectieuse

Streptocoque ou staphylocoque : ulcération nécrotique, inflammation, nécrose
Bactérienne, parasitaire ( lèpre, syphilis )
VIH


e- Ulcère d'origine hématologique

Syndrôme myéloprolifératif ou dysglobulinémie
anémie hémolytique congénitale
Chez le sujet jeune : drépanocytose ( maladie des hématocies ), thalassémie...
Troubles de la coagulation


f- Ulcère d'orgine neurologique

Mal perforant plantaire :
- Homme
- cause : diabète +++
- Points d'appui
- indolore
- hyprkératose
- neuropathie sensitive

Pyoderma gangrenosum


III - Traitement

a - Traitement étiologique

hygiène de vie :
- perte de poids,
- arrét du tabac
- activité physique
- douche

Ulcère veineux :
- contention veineuse
- surélévation des jambes
- sclérothérapie ou éveinage chirugical
- veinotonique
- rééducation à la marche
- mobilisation de l'articulation tibiotarsienne

Ulcère artériel :
- médicaments
- chirugie ( revascularisation )
- prostacycline


b - Traitement local

Détersion :
- nettoyage de l'ulcère : savon et eau ou sérum physiologique, pas d'antiseptiqe
- détersion mécanique si fibrine ou nécrose : décapage au bistouri, à la curette ou aux ciseaux ; +/- Emla ou Xylocaine
- Alginates et Hydrogels ( type purilon ) laissés de 48 à 72 heures
- enlever l'hyperkératose : si celle çi est importante : bain pour ramollir les peaux

Bourgeonnement :
- pansement gras ( tulles ) : Urgotul, jelonet, adaptic...
- hydrocolloïdes : et hydrocellulaires pouvant être laissés pendant 5 joursde suite
- Alginates ( algostéryl )  car hémostatiques

Réépithélisation :
- idem
- greffe de peau
- facteurs de croissance ( ialuset, effidia ), substituts cutanés

Traitement  peau périlésionnelle :
- contention élastique
- antibiothérapie si dermo-épidermite
- dermocorticoïdes ( locoïd ) si exzéma de contact


IV - Actions infirmières

- Evaluation de la douleur
- Insister sur l'hygiène de vie
- Observation de l'évolution de la plaie et transmission au médecin pour adapter le traitement
- Installation du patient lors du soin pour son confortlui du soignant
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 10:03

I- Définition

Technique d'injection qui permet d'administrer dans le tissu sous-cutané d'un patient : des solutés et ou des médicaments en continu ou en discontinu.


II - Généralité

a ) Champ de compétence

Acte infirmier réalisé sur prescription médicale écrite nominative ou sur protocole
- Code de santé publique : Art 43.11-7 sur le rôle prescrit


b ) Indications

- Prévention de la déshydratation en seconde intention lorsque l'apport hydrique est insuffisant par voie orale
- Déshydratation modérée en complément d'un apport oral.


c ) Contre-indications

- Absolues :
¤ situation d'ugence ( choc hypovolémique )
¤ infection cutanée étendue
¤ odème volumineux

- Relatives :
¤ cachexie extrème
¤ hypocoagulabilité


d ) Effets secondaires

- Oedème localisé ou en déclive
- Douleur si le débit de la perfusion est trop élevé
- Infection cutané
- Nécrose cutané
- Hématome


III - Mise en place de l'hypodermoclyse

a ) Solutés injectables

- Glucosé 5 %( + 4 g de Nacl/L )
- soluté polyionique G5%
- chlorure de sodium 0,9 % ( appelé aussi sérum physiologique / NaCl)

Quantité de 500 à 1500 ml / 24h / site de pose


b ) Préparation du matériel

- Prendre connaissance de la prescription médicale
- Désinfecter le chariot de soins
- Sortir le matériel nécessaire : poche de soluté, perfuseur de 180 cm, dispositif intra cutané ou minicathéter, pansement stérile, compresses ou cotons stériles, bétadine ou biseptine ou alcool, gants non stérilisés à usage unique, minicontainer, sacs poubelles noir (emballages) et jaune ( compresses ), pied à perfusion
- Préparer et  purger la perfusion dans la salle de soin 
- L'identifier au nom du patient ( étiquette ou au feutre), avec la date et la durée prévue de la perfusion
- Laisser l'extrémité de la perfusion dans l'emballage


c ) Réalisation du soin

- Mettre le matériel sur un plateau ( "prêt à être brancher ) et le déposer sur l'adaptable
- Lavage des mains
- Choisir la zone d'injection sur la face externe de la cuisse, sur l'abdomen à 10 cm minimum de l'ombilic ou éventuellement sur la région scapulaire
- Varier les points de ponction tous les jours ou tous les deux jours si non repiquée
- Mettre les gants
- Antiseptie de la peau
- Pincer la peau
- Piquer dans le pli en biais avec un angle de 30 °, biseau vers le haut
- Rejeter et jeter immédaiteemnt le mandrin dans le container
- Connecter le perfuseur au mini-cathéter
- Fixer le mini cathéter avec le pansement occlusif
- Ouvrir le débit et le régler
- Répartir les déchets dans les poubelles et les fermer
- Se laver les mains
- Cocher le diagramme et noter le site d'injection/ transmissions

Il est possible de piquer avec une épicranienne : dans ce cas là, on connecte tout dans la salle de soin en purgeant l'épicranienne, on pique et on fixe : pas besoin de container car l'aiguille reste.

Tout le long du soin, on explique nos gestes et on rassure la personne


IV - Surveillance

- Le débit pour une perfusion en prévention est de 500 ml sur 6 heures minimum, à vérifier régulièrement car la personne peut bouger...
- Fixation du mini cathéter
- Point d'injection ( à changer si apparition de rougeur )
- Le pansement
- Si apparition d'un oedème important arréter la perfusion et masser doucement

Tout le long de ce traitement, il faut continuer à favoriser l'apport hydrique par voie orale.

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 22:01
I - Définition

Maladie non immunisante à déclaration obligatoire ( administratif ). C'est une toxi-infection  ( infection accompagnée d'une intoxication produite par les toxines des germes pathogènes ) non contagieuse.


II - Causes / Facteurs de risque

Dû au clostridium tétani ou bacille de Nicolaïer qui est anaérobie strict ( pas besoin d'oxygène pour vivre ). Il se trouve dans le sol, le tube digestif des animaux ( chevaux )

La maladie peut se développer si :
- Vaccination absente ou incorrecte ( rappel du vaccin tous les dix ans )
- Introduction de spores lors d'une effraction cutanée ou muqueuse : plaie avec effractions cutanées et brûlures profondes dans les Accidents de la Voie Publique, plaies avec fractures ouvertes, plaie d'ulcères variqueux chroniques, plaie ou effraction minime qui par négligence ne fait l'objet d'aucune désinfection .
- Faible potentiel d'action de l'oxygène de l'air au niveau de la plaie : appelé oxydo-réduction. C'est quand les tissus de la plaie sont nécrosés, ischémiés avec la présence de corps étrangers souillés ( épine...)


III - Signes cliniques

- Ischémie, nécrose tissulaire au niveau de la plaie
- incubation entre 3 et 30 jours
- Trismus : contraction involontaire, permanente du visage entrainant l'arrêt de l'alimentation
- Opisthotonos : contractions générales. 2 jours après le trismus, avec membre en flexion ou extension avec arrêt des organes principaux ( coeur, poumons...)
- décès dans 30 % des cas


IV - Traitement

- pénicilline
- réanimation respiratoire
- décontracturants
- antalgiques


V - La prévention à l'arrivé d'un blessé

- Au niveau de la plaie, parage par le chirurgien avec exploration de la plaie pour évaluation des lésions, ablation des corps étrangers et nettoyage de la plaie au sérum physiologique puis une désinfection locale avec un antiseptique. Exision des tissus nécrosés, pas de sutures de la plaie.

- Contrôle de la vaccination antitétanique :
¤ Vaccin dans l'enfance constitué de 3 injections à un mois d'intervalle puis un an après puis tous les 5 ans jusqu'à l'âge adulte puis un rappel tous les 10 ans toute la vie.
¤ Si le dernier rappel date de moins de 5 ans ---> pas de rappel ni d'injection d'immunoglobuline
¤ Le dernier rappel date entre 5 et 10 ans ---> rappel de vaccination à effectuer dans l'immédiat puis reprendre les rappels
¤ Le dernier rappel date de plus de 10 ans ---> double prescription médicale dans l'immédiat d'une sérothérapie = injection d'immunoglobuline spécifique efficace de suite pour 3 semaine ET d'un rappel du vaccin= efficace à partir de 3 semaines, puis un rappel 3 semaines après la première injection puis un an parès puis tous les 10 ans.
¤ Au moindre doute, prescription du sérum et du vaccin
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 21:36

I - Définition

Tumeur : Prolifération pathogène de cellules. Elle peut être bénigne ou maligne.
 

II- Les facteurs de risque

- Tabac
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- Exposition professionnelle
- Bilharziose urinaire
- Médicaments = analgésiques, chimiothérapie
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- Irradiation pelvienne
- Irritation chronique ( sondage, infection )


III - Les tumeurs de la vessie

a- Signes cliniques

- Hématurie ( présence de sang dans les urines ) = terminale, indolore, macroscopique, intermittente --> Toutes les hématuries

- Troubles mictionnels = impériosité, pollakiurie, irritation

- Découverte fortuite

- Manifestation de métastases


b - Diagnostic / Examens

- cytoscopie = exploration de la vessie par un endoscope introduit dans les voies urinaires----> Confirme le diagnostic ( siège, aspect )

- cytologie urinaire

- résection endoscopique ( RTV) ---> nature, type, stade, grade
                        complications : perforation vésicale, saignements


c - Bilan d'extension

Si la tumeur est infiltrante :
- toucher pelvien bimanuel
- scanner thoraco-abdomino-pelvien ( métastases)
- curage ganglionnaire
- autres suivant les points d'appel


d- Traitement 

Tumeurs vésicales superficielles

- résection endoscopique ( +/- biopsies )

- instillation endo-vésicale d'une chimiothérapie/immunothérapie
¤ diminution du taux de récidive et de la progression
¤ Effets indésirables : instabilité vésicale
¤ Complication  : BCGite


Tumeurs vésicales invasives

- curatif par chirurgie = cystoprostatectomie pour les hommes et pelvectomie antérieure pour les femmes
            Dérivations des uretères après chirurgie :
¤ dérivation incontinente : uréterostomie cutanée directe ( 2), urétérostomie cutanée transiléale/ bricker
¤ dérivation continente : urétéro-sigmoïdostomie, entérocystoplastie de remplacement
            
           Complications des stomies :
¤ infection urinaire
¤ insuffisance rénale
¤ troubles hydro-électriques ( dérivation avec segment intestinal ) = colique, risque d'acidose hyperchlorémique ( boire +++ )
¤ sténose stomiale = dilatation, infection
¤ prolapsus
¤ éventration péri-stomiale
¤ irritation de la peau


- radiochimiothérapie concomitante
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Tumeurs vésicales métastatiques

- chimiothérapie

- traitement des complications :
¤ lavage de vessie
¤ dérivation urinaire
¤ traitement antalgique
¤ traitement symptomaique


IV - Les tumeurs de la voie excrétrice TVE

a - Signes

- Hématuries
- Pyurie = présence de pus dans les urines
- douleurs lombaires


b - Examens

- echographie
- urographie intra-veineuse UIV = lacunes
- TDM hélicoïdale avec injection de produits
- cytologie urinaire
- urétéroscopie ( biopsies )


c - Traitements

- néphro-urétérectomie
- cas particulier : uréterectomie segmentaire, traitement endoscopique, instillations du BCG

Surveillance post-thérapeutique
¤ cystoscopie de contrôle ---> récidive
¤ UIV / scanner / urétéroscopie régulière si c'est un traitement conservateur




V - Actions infirmières

- administration des traitements, évaluation de l'efficacité et surveillance des effets secondaire
- évaluation de la douleur EVA, surveillance du faciès, des mimiques, aider le patient à trouver une position confortable
- préserver l'autonomie ( aide à la toilette et stimulation )
- éducation par rapport aux stomies urinaires, soins des stomies
- écouter, informer, relation d'aide, orienter vers des associations

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 15:03
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Pris sur le blog : Aide-soignant
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 14:31

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I- Définition

Ensemble des lésions de la région maculaire dégènératives après l'âge de 50 ans, entrainant une altération de la vision centrale


II - Facteurs de risque

- âge supèrieur à 50 ans
- tabagisme
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- hypertension artérielle ( HTA)
- exposition à la lumière
- facteurs génétiques


III- Signes cliniques

- diminution de la sensibilité aux contrastes
- diminution de l'acuité visuelle
- déformation des lignes droites
- apparition d'une tache sombre centrale : le scotome
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IV - Examens complémentaires

- Examen clinique :
              mesure de l'acuité visuelle
              recherche d'un scotome central

- Examen du fond de l'oeil

- Angiographie fluorescéinique

- Angiographie en infra rouge au vert d'indocyanine

- OCT ou tomographie par cohérence optique


V - Formes cliniques

Au début : drüsen
Forme atrophique d'évolution lente
Forme exsudative : néovascularisation choroïdienne


VI - Traitements

- Stade précoce : supplémentation en vitamines et anti-oxydants
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- Forme atrophique : rééducation en basse vision ( permettant d'apprendre à utiliser la vision périphérique )

- Forme exsudative :
photocoagulation au laser
laser
traitement chirurgical
traitement anti angiogénique

- greffes de pigments rétiniens autologues


VII- Actions infimières

Conseils d'aménagement de l'environnement :
- Installer un éclairage fort  en évitant les zones d'ombres
- Eviter les risques de chutes en supprimant les obstacles ( fils à terre...)
- Installer un réveil ou une montre parlant
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- Utiliser un téléphone à grosses touches
- Utiliser des systèmes grossissants ( loupe... )
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Ecoute, relation d'aide

Evoquer les associations qui existent pour que la personne et/ou ses proches rencontrent d'autres malades pouvant lui apporter un soutien

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 20:49
Dans mon stage en maison de retraite, j'ai eu à prendre en soin de nombreuses fois une résidente pour un pansement.

Cette dame est maigre, elle n'a que la peau sur les os. Elle a une démence mais reste encore ancrée dans la réalité. Elle n'a jamais supporté qu'on la touche.
Elle a chuté il y a quelques temps de cela et s'est blessée au dessus de la poitrine et derrière le coude.

La blessure du coude a vite pris une certaine ampleur, se creusant, avec présence d'une importante inflammation et de fibrine nécessitant de refaire son pansement tous les deux jours.
La plaie du thorax est une croute creusée quand je la prends en soin.

Chaque soin est pour elle un calvaire :
On ( les infirmières ) lui fait mal avant même de la toucher, quand on remonte sa manche, quand on enlève le pansement, quand on nettoie et quand on referme le nouveau pansement.
Un jour, elle nous griffa moi et ma collègue. Elle tente aussi de nous taper avec la main, avec le pied...
" Vous me faites mal. " en litanie tout le long du soin.  " Je vais vous mettre une gifle, vous me faites mal"

Je vérifie son traitement et je vois qu'elle n'a que du paracétamol. J'évoque auprès de l'équipe la mise en place d'un traitement plus fort. En fait, elle a déjà eu un traitement antalgique avec dérivés morphiniques ou même opioïdes mais la famille l'a refusé car elle somnolait. Mais surtout car elle n'a pas mal !
D'aillleurs, quand les filles lui donnent le repas, elles ne lui donnent même pas son paracétamol. Pour ses enfants, cette dame qui crie que je la fais souffrir ne ressent pas de douleur !
J'aimerais un jour que ses filles voient le pansement et comment leur mêre souffre. Mais même cela ne serait pas suffisant car je soupçonne qu'elles pensent que la démence fait que cette dame ne ressent pas la douleur.

Alors de mon côté, je tente de :
- lui parler, je dirais même plus la baigner dans un bain de paroles, lui expliquant chaque geste et à quoi ça sert.
- réaliser le soin seule car elle réagit mieux que quand nous sommes deux avec elle.
- lui enlever tout son haut car c'est moins douloureux pour elle que de relever juste la manche

Mais je reste dans le questionnement :
- Doit-on toujours suivre l'avis de la famille ?
- Le médecin ne peut-il pas imposer un traitement pour le bien de sa patiente même s'il doit se positionner contre la famille ?
- Et l'équipe soignante n'a-t-elle pas un rôle auprès de la famille pour que celle-çi accepte le traitement ?

A l'heure où on parle d'éradication de la douleur, est-ce normal de laisser cette dame dans sa souffrance ?
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 22:23
I - Hypertrophie bénigne de la prostate = Adénome de prostate = HBP

a - Prévalence

Histologiquement : adénomyofibrome
On dit HBP clinique quand il y a des manifestations cliniques: c'est alors qu'on le traite


b - Etiologie / Facteurs de risque

l'âge : il touche les hommes de plus de 50 ans
le terrain hormonal
l'environnement et l'ethnie aurait un rôle


c - Signes cliniques

- Pollakiurie ( nocturne)
- Impériosité mictionnelle
- Dysurie
- Rétention urinaire : aigue avec la douleur et l'impossibilité d'uriner ou avec distension/ chronique qui entraine une incontinence.
- Douleurs sus-pubiennes
- Hématurie
- Lithiase vésicale


d - Complications

- Infections urinaires à répétition
- Vessie de lutte : vessie distendue avec formation de diverticules
- Insuffisance rénale chronique


e - Examens complémentaires

- Diagnostic :
A la clinique avec le toucher rectal
BU/ECBU
Dosage de PSA ( antigène spécifique à la prostate )
Dosage de la créatinémie

- Débitmétrie ( recherche d'obstruction )

- Echographie Rénovésicoprostatique ( à la recherche de résidu post mictionnel )

- Cytoscopie

- Bilan uro-dynamique au cas par cas


f - Traitement

1 - Traitement médical

- Alpha-bloquants ( effet indésirable : hypotension orthostatique )
- Inhibiteurs de la 5 alpha-réductase ( effet indésirable : troubles de l'érection)
- Phytothérapie

2 - Traitement chirurgical

- Résection endoscopique de prostate
- Incision cervicoprostatique
- Adénomectomie prostatique : effet indésirable : éjaculation rétrograde


II - Cancer de la prostate

a - Physiopathologie

Adénocarcinome localisé ou métastatique
phase latente, confiné à la prostate, ou avancé


b- Facteurs favorisants

L'âge ( environ 80 ans)
Les facteurs hormonaux
L'hérédité
Présence d'une variation géographique : Plus aux USA qu'au japon.


c - Examens complémentaires

- Dépistage :
Toucher rectal
dosage des PSA


- Diagnostic :
Biopsie prostatique avec comme risques principaux le risque hémorragique et le risque infectieux. D'où une antibioprophylaxie

- Bilan d'extension :
Scintigraphie osseuse
Autre imagerie
Curage gangliommaire préthérapeutique


d - Traitements

1 - Traitement à visée curative

- Prostatectomie radicale ( exérèse de la prostate et des vésicules séminales ) : effets indésirables : anéjaculation, impuissance )
- Radiothérapie externe ( effets indésirables : cystite, rectite radique, incontinence )
- curithérapie ( par des implants )

2 - Prise en charge des effets indésirables

- Trouble de la continence urinaire
Protections
Kinésithérapie périnéale
Implantation d'un sphincter artificiel
Ballons gonflabes para-uréthraux
Bandelette sous uréthrale

- Dysfonctionnement érectile
Inhibiteurs de la phosphodietérase5
Vaccum
Injection intracaverneuse de prostaglandine
Prothèse pénienne

3 - Traitement palliatif ( cancer avancé )

- castration chirurgicale
- traitement hormonal ( privation androgénique ou blocage)
- chimiothérapie
- Traitement des complications : Métastases : hormonothérapie/ antalgiques / radiothérapie ciblée
                                                            Insuffisance rénale obstructive : dérivation urinaire / hormonothérapie / corticothérapie
                                                            Paraplégie  par compression médullaire : chirurgie/ radiothérapie/ hormonothérapie


III - Actions infirmières

Ecouter, informer, rassurer, mise en place de relation daide

Adénomectomie : lavages +++ par la sonde vésicale : compter le nombre de litres de rinçage qui entre et le nombre qui en ressort, décaillotage si besoin ( envoi de sérum phy avec une seringue dans la sonde et réaspiration ),
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 08:00

I - Les examens biologiques sanguins

- le ionogramme sanguin :
Na sodium, K potassium, Cl chlore, protides totaux, calcémie/phosphorémie
uricémie
créatininémie

- le dosage de PSA :
antigène spécifique de la prostate
Normal inférieur à 4 ng/ml
signe de cancer de la prostate


II - Les examens biologiques urinaires

- bandelette urinaire :
¤ Diabète : glycosurie, acétonurie
¤ Infection urinaire : nitriturie, leucocyturie, hématurie microscopique ( signe d'une souffrance glomérulaire )
¤ Atteintes rénales : pH, protéinurie, hématurie

- protéinurie des 24h : ionogramme urinaire
¤ Na, K, urée, créatinine
¤diurèse des 24h à préciser sur le bon

III - Les exmanes cytologiques et bactériologiques

- ECBU :
¤ recherche et identification d'un germe pour adapter le traitement antibiotique
¤ évaluer le résultat du traitement
¤ précautions : urines du matin, recueil aseptique ( petite toilette au dakin et tube stérile ), éviter le début du jet

- biopsies rénales :
¤ prélèvement d'un fragment de parenchyme rénal par voie percutanée sous AL ( anesthésie locale)
¤ but : diagnostic, pronostic, choix du traitement, évolution
¤ avant : bilan de coagulation, TA ( tension artérielle ), écoute et information du patient
¤ pendant : position du patient, antiseptie cutanée
¤ après : éviter et dépister les hémorragies, dépister la douleur, le premier levé a lieu 24h après
¤ conseils avant la sortie : éviter les efforts et la voiture pendant 3 semaines et surveilles les urines

IV - Imagerie médicale

ATTENTION : le rdv doit être pris dans les 14 premiers jours du cycle chez la femme, sinon faire un prélèvement sanguin de Béta-HCG à cause du risque de grossesse

- cadre urinaire ( rayon X ) :
taille du rein, globe de vessie, calcification

- échographie :
¤ rénale, vésicale, prostatique, scrotale
¤ but : diagnostic de tumeur du rein, visualisation de la taille du rein, de la dilatation des voies, des résidus et lithiase vésicale, de la prostate
¤ transrectale/ endorectale

- echodoppler des vaisseaux du rein :
 but : dépistage des sténoses et des défauts de perfusion pour les greffes

- opacification vasculaire :
¤ des artères rénales par injection IV ( intraveineuse)
¤ but : dépistage des pathologies ischémiques du parenchyme, sténose de l'artère rénale, thrombose de l'artère rénale
¤ attention car injection de produits iodés ! ALLERGIE

- opacification des voies urinaires par IV
¤ urographie IV ou UIV ( rayons X)
¤ uréthrographie rétrograde : opacification par voie rétrograde de la vessie et de l'urethère si l'UIV est insuffisant. Attention au risque septique !

- urétéropyélographie rétrograde ou antérograde ou UPR :
¤ but : étudier les voies d'évacuations de l'urine
¤ sous rachi-anesthésie ou anesthésie générale chez l'homme ( pas forcément chez la femme )

- tomodensitrométrie ou scanner

- IRM : CI ( contre-indications ) : claustrophobie, prothèse métallique, pace-maker

- scintigraphie


V - Les examens endoscopiques

- cytoscopie

- uréthrocystoscopie


VI - Les explorations uro-dynamiques

- débitmétrie ( calcul du débit urinaire )

- cytomanométrie : capacité fonctionnelle au remplissage, vidange de la vessie

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