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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 16:06

I - Définitions

 

1 ) Plaie


Lésion portant atteinte à l'intégrité du revétement cutané.

Défaut ou dégardation de la peau suite à un dégat physique, mécanique ou thermique

 

 

2 ) Cicatrisation


Rétablissement de la continuité du revétement cutané et de ses fonctions tissulaires

 

 

 

II - Classification des plaies

 

La plaie aiguë est une plaie chirurgicale d'incision ou d'excision, une brulûre, une dermabrasion ou une plaie traumatique avec ou non perte de substance. Elle peut devenir chronique.

 

 

La plaie chronique ( ou pathologique ) est une cicatrisation lente de plus de  6 semaines. Elle fait suite à un dysfonctionnement métaboliqe ou vasculaire.

Le plus souvent, il s'agit de :

- Ulcères de jambes Voir cours

- Mal perforant plantaire Voir le cours sur le diabète

- Escarres Voir le cours A venir

 

 

 

III - Phases de cicatrisation ( normale )

 

La phase vasculaire ou inflammatoire est un arrèt des saignements avec la formation d'un caillot ( hémostase ) et/ou de fibrine. Elle est suivi de la détersion autolytique naturelle. Cela dure de 2 à 6 jours.

Puis la phase de bourgeonnement prend le relais par un comblement progressif de la plaie gràce à la formation du tissu de granulation jusquau stade de fermeture ( épithélisation ). Soit 12 à 15 jours varaible en fonction du type de plaie.

En enfin, la phase d'épidermisation et de remodelage cicatriciel qui dure le plus logntemps ( se compte en mois et années pendant laquelle la peau se reforme sur la cicatrice.

 

 

 

IV - Les facteurs influant la cicatrisation et la retardant !

 

Vieillissement 

Malnutrition / dénutrition

Obésité

Oxygénation insuffisante ( BPCO / tabagisme )

Infection / Immunodépression

Diabète

 

 

 

V - La plaie infectée

 

Signes cliniques et biologiques : 

 

Inflammation locale avec oedême, rougeur (érythème ) et chaleur

Augmentation anormale des exsudats

Ecoulement de liquide, pus

Odeur nauséabonde 

Douleur

Friabilité du tissu de granulation et sa coloration violine

Retard de cicatrisation

Rupture de la plaie ( post-chirurgie )

Si nécrose : recherche d'une collection purulente

Si plaie creuse : recherche d'un contact osseux

Hyperthermie

Marqueurs biologiques élevés comme la CRP, la VS, les leucocytes

 

Attention aux germes multi-résistants  ! ( Faire prélèvement de la plaie avec antibiogramme si nécéssaire)

 

 

 

A suivre :

Les pansements

Les escarres

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 19:36

Je suis outrée du gros titre des infos du jour : Une personne âgée a été mis à la porte d'une maison de retraite !

Et tout le monde crie au scandale !

Ben, je suis d'accord avec la direction de cette EHPAD ! Il est vrai que ne pas s'assurer que la famille était là est sans doute une erreur mais si elle fait comme d'autres familles dans les EHPAD que j'ai fréquenté à éviter les coups de fils et à se montrer injoignable pour la maison de retraite, je comprends aussi.

Cette dame n'est pas à la rue, elle est à l'hôpital ! Elle ne passera pas la nuit dehors comme des milliers de sans-abris mais dans un lit dans un service ! Ce qui est indigne, c'est de laisser des familles, enfants, femmes, hommes, jeunes ou très agées dormir sous les ponts !

Sa famille n'a pas payé 40 000 euros de loyer ! Hors, un EHPAD a besoin de sous pour payer le matériel, le personnel ( ben oui, on manque de personnel en EHPAD mais les sous pour les payer, ils sortent bien de quelque part ? ) Alors, oui certains EHPAD s'en mettent plein les poches... Mais elle a bénéficiée pendant plus d'un an et demi d'un logement, pas forcément inconfortable, avec du personnel pour s'occuper d'elle, de repas...

Si la personne n'a pas les moyens, il y a quand même des choses à faire : entre autres et comme exemple : voir pour une demande d'aide sociale, changer la personne pour une EHPAD moins cher...

C'est facile de critiquer, de crier au scandale !

Et quand j'entends que la pauvre famille a du reprendre la personne agée ( bon si y'avait pas eu la presse, on peut fortement pensé que la dame qui n'a rien demandé à personne serait resté à l'hopital, mais faut faire bonne figure devant le monde )... avant de lui trouver une place dans une autre EHPAD ( qu'ils payeront ? ) !

Je vois des familles qui ne viennent pas voir leur parent-conjoint une fois ce dernier placé en EHPAD, qui laissent l'EHPAD s'occuper de laver gracieusement le linge du résident au frais de la maison de retraite car ils ne le lavent pas eux-même mais refusent de payer le contrat pour qu'une entreprise le fasse à leur place. Et ce temps passer à laver le linge, les soignants ne le passent pas auprès des résidents ! 

Je me rappelle d'une directrice qui a pris du temps ( elle avait que ça à faire !)  pour trouver une place dans un EHPAD moins chere pour une résidente qui avait de gros arriérés, parce que son tuteur-famille ne se bougeait pas !

J'aimerais croire que le monde est tout beau mais c'est pas le cas ! Tout a un prix et tout a des conséquences !

Je suis d'accord sur le fait que c'est cette dame qui souffre de la situation ! Elle n'a rien demandé et elle se retrouve au milieu d'un conflit où l'humain a été oublié pour ne laisser qu'un monde de rapaces.

Mais de là à ce que les gens-la presse fassent comme si c'était le scandale du siècle, faut se calmer et ouvrir les yeux sur la réalité de tous les jours, de ceux qui passent vraiment la nuit dehors, sans toit, ou qui n'ont pas de quoi manger, de quoi se soigner... de ces femmes battues, violées en silence ( et ces hommes- ces enfants )... De tout ce sur quoi on préfère fermer les yeux pour pouvoir dormir l'esprit tranquille...

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 09:00

Une dame démente et déambulante entre dans une chambre qui n'est pas la sienne.

Le monsieur, dément lui aussi, se sent agressé et s'énerve. Il tente d'étrangler madame. L'équipe intervient et il y a plus de peur que de mal. La dame va bien mais est légèrement terrorisée. Ce qui se comprend...

Je la raccompagne en chambre. Elle est en chaussettes car elle a oubliée ses chaussures on ne sait pas où et a ce regard perdu caractéristique de sa pathologie.

Elle me regarde et me dit : " Mais il est fou, il est fou..."

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 22:03

- Quel est ton métier ?

-Infirmière

- A l'hôpital ?

- Non, en maison de retraite.

- Ah, ca doit être dur  _ ou _ t'en a  du courage _ ou _ c'est trop dur, ca doit être difficile...

Combien d'infirmiers en EHPAD ont eu cette conversation avec leur entourage, leurs amis ou des inconnus .

Que dire à ces gens?

J'aime mon métier et j'aime le pratiquer en EHPAD. Non, ce n'est pas tous les jours faciles mais quel est le métier facile ?

Je dis souvent que en EHPAD, je préfère les déments à ceux qui ont toutes leurs têtes car ces derniers estiment qu'ils payent tant et que donc on doit être à leur services et tout leur faire. Ce n'est pas pour ca que je suis salariée mais au contraire pour les aider à être le plus autonome possible sans se mettre en danger.

Alors, il faut de la patience car on répète souvent la même chose, on répond aux mêmes questions. Certains peuvent être opposants aux soins, agressifs mais ce n'est pas le cas de tous...

Et comme c'est gratifiant quand Mme Y démente, grabataire et très rétractée sur elle même, qui parfois nous pince, me réclame un bisou ou comme ce matin se laisse aller contre moi, à me faire un calin.

Monsieur V, Alzheimer, s'énerve vite. Il ne comprend pas ce que les autres résidents veulent et alors il s'emporte. Il pourrait être violent. Il peut faire peur aux inconnus. Il suffit en fait de lui sourire, le faire rire, lui donner un potage ou quelque chose à manger pour que la tension montée si vite redescende aussitôt. Je me suis retrouvée avec lui bien souvent en tête à tête en salle de repos, mangeant tous les deux notre bol de soupe, moment de pause, de coupure, de calme....

Madame G est clinophile. Elle aime rester alitée au point qu'avant, on la croyait grabataire. Mais elle marche très bien, elle déambule même par moment, surtout la nuit ! Le problème, c'est qu'en journée, il lui arrive de ne pas vouloir descendre, car elle inverse son rythme jour-nuit ( nyctéméral en langue médical ). Alors les AS m'appellent... Et bien souvent, j'arrive à la convaincre...

Madame X ne marche plus suite à une maladie aigüe, elle est restée alitée quelques temps et a perdu le réflexe de marche quand elle a été guérie de sa maladie. Mais la voir aujourd'hui marcher avec aide est une fierté !

 

Tous ces moments là, ces victoires, ces sourires,...c'est ma raison de faire ce métier justement.

J'aime le technique : faire des pansements, des gestes précis avec un but d'amélioration de l'état de santé. Mais ce que je préfère, c'est l'échange. Les résidents m'apportent quelque chose qui ne se décrit pas, une part d'humanité que beaucoup de monde oublient, emportés par la vie active et trépignente.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 18:48

Pour faire suite au cours sur le recueil de données, voici celui sur les diagnostics infirmiers...

 

I - Définition

 

C'est un outil professionnel qui permet à l'IDE de mettre en oeuvre des actions de son rôle propre. Il s'agit d'un jugement clinique sans lien direct avec les pathologies mais qui s'intéresse au vécu du malade sur sa maladie.

Si une action est une prescription médicale, alors le problème n'est pas lié à un diagnostic infirmier mais à un problème médical !

Art R4311-3 du CSP ( code de santé publique ) 

Relèvent du rôle propre de l'infirmier ou de l'infirmière les soins liés aux fonctions d'entretiens et de continuité de la vie et visant à compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution d'autonomie d'une personne ou d'un groupe de personnes.

Dans ce cadre, l'infirmier ou l'infirmière a compétence pour prendre les initiatives et accomplir les soins qu'il juge nécessaires conformément aux dispositions des art R4311-5, R4311-5-1 et R4311-6. Il identifie les besoins de la personne, pose un diagnostic infirmier, formule les objectifs de soins, met en oeuvre les actions appropriées et les évalue. Il peut élaborer, avec les membres de l'équipe soignante, des protocoles de soins infirmiers relevant de son initiative. Il est chargé de la conception, de l'utilisation et de la gestion du dossier de soins infirmiers.

 

 

II - Formulation 

 

Diagnostic issu de la classification de la NANDA ou ANADI

 

" Lié à" : les causes de nature

- physique : déficit, douleur, altération de la mobilité sans prescription médicale, digestif

- émotive : solitude

- cognitive : connaissances...

- socioculturelle : appartenance à une cuture différente, conflit de valeurs, isolement social,...

- spirituelle ! incapacité de pratiquer sa religion, refus de la souffrance...

- environnementale : présence de bruits, lumière, odeurs dérangeantes

 

" Se manifestant par " : comportements observables chez la personne ( vu, entendu ), ce que dit la personne elle même sur ses difficultés à satisfaire ses besoins.

Quand le diagnostic est un risque, il n'y a pas de manifestations.

 

Le patient "sera capable de" : Objectifs du patient et non de l'IDE. Ils doivent être énoncés en termes positifs, réalistes, mesurables.

 

Les actions 

 

L'évaluation de ses actions : atteinte des objectifs atteints ou non, modifications des manifestations. Elle permet de réajuster les actions infirmières

 

 

III - Exemples de diagnostics infirmiers

 

Incapacité partielle ou totale de s'alimenter

Incapacité partielle ou totale de se laver/ effectuer ses soins d'hygiène

Incapacité partielle ou totale de se vétir / soigner son apparence

Anxiété / Peur

Altération de la communication verbale

Manque de connaissances

Perturbation de la dynamique familiale

Perturbation de l'estime de soi

Défaillance dans l'exercice du rôle de l'aidant naturel

Perturbation de l'image corporelle

Atteinte de l'intégrité de la peau

Perturbation des interactions sociales

Difficulté à se maintenir en santé

Altération de la mobilité physique

Non observance

Risque élevé de syndrôme d'immobilité ( escarres, constipation, stase des sécrétions pulmonaires, thrombose, infection des voies urinaires,... )

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 19:27

Voilà, je suis en poste en EHPAD depuis quelques mois maintenant. Et dans ce cadre, je suis ammenée à encadrer des élèves infirmiers.

Actuellement, il y a une étudiante première année en stage qui m'a montré son premier recueil de données. Ce dernier n'était pas structuré. Il manquait des éléments ou à l'inverse, certains se répétaient.

Mais de tête, difficile de lui redonner tous les éléments et d'avoir les bons "mots" pour lui expliquer, plus de deux ans après le diplôme.

Et voilà que j'ai l'idée de relancer un peu mon blog... Le but n'est plus de réviser pour avoir ce fichu diplôme mais d'apporter des éléments corrects et cohérents aux élèves, pour les aider dans leurs études bien sûr mais aussi car ce sont des éléments importants pour le travail de tous les jours.


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Le recueil des données

 

 

I- Définition


C'est l'image globale de l'état de santé d'un patient permettant l'identification des problèmes et difficultés de cette personne.

 

 

II - Comment trouver les informations ?


Pour trouver les informations nécessaires à ce recueil, il faut chercher :

- dans le dossier de soins (qu'il soit informatisé ou en papiers)

- dans les lettres des médecins

- dans les transmissions

 

Il faut aussi s'adresser :

- aux personnels du service ( IDE, AS, kiné, psy ... )

- aux médecins

- à l'assistante sociale

- à la famille 

- et si la personne en a la capacité, à elle-même ! C'est même une des meilleures ressources.

 

Toutes les informations devront être trier selon leur pertinence, leur objectivité. Et elles devront être hiérarchisées.

 

 

III - Comment le mettre en page ?


Nom Prénom

Âge ( né le   /  /  )

Entré dans le service le  /  /

Pour ( motif )

 

Description:

- physique

- psychique

- familiale ( marié-veuf-célibataire- avec ou sans enfants, présence de cet entourage )

- social ( emploi )

- spirituel

- Prise en charge par la sécurité sociale, la mutuelle, ALD ( affection longue durée ), les autres aides ( APA...) C'est important lors d'une hospitalisation pour le forfait journalier.

 

Antécédents médicaux : les problèmes médicaux qui ne sont plus du jour. Ce peut-être des maladies avec un traitement mais qui sont stables à l'heure actuelle.

 

Histoire de vie

 

Résumé de l'hospitalisation

 

Problèmes médicaux pouvant se diviser en sous problèmes

 

Diagnostics infirmiers : "problème ou risque... lié à ... se manifestant par..."

 

Avenir

 

 

Les objectifs-buts, les actions et les évaluations font eux partis du projet de soin. J'y reviendrais une autre fois.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 20:47

A mon travail, j'ai rencontré une élève infirmière... Bon j'en ai déjà rencontré plein mais cette anecdote m'a marquée.

 

 

Elle est en première année de la nouvelle formation ( qui est d'ailleurs la seule en cours dans toute la France maintenant ). Sur son deuxième stage... Elle se débrouille plutôt bien.

Mais en cours, c'est différent. Elle n'arrive pas à apprendre... Elle ne fait pas les liens avec la pratique. Ce qui est d'ailleurs normal vu comment est basée cette nouvelle formation. Elle a donc logiquement des rattrapages. Un certain nombre, 5...

 

Et elle a été reçu par sa directrice qui lui a dit qu'elle ne serait pas bonne infirmière, que même si elle a juste la moyenne, elle ne la ferait pas passer en année supérieure.... Qu'il fallait qu'elle est bien plus...

Bref, elle lui a fait peur.

 

Elle était démoralisée quand elle nous en a parlé. A moi, à la cadre et à l'autre étudiante infirmière ( en deuxième année, elle ). Pour nous, elle fera une bonne infirmière. Elle a les capacités pour.

 

 

J'ai alors évoqué avec elle une anecdote de ma troisième année qui m'a beaucoup marqué.

A l'époque, nous avions une tutrice enseignante qui changeait chaque année et avait une quinzaine d'élèves. Elle nous recevait en groupe ou en entretien individuel. C'était notre "coach".

Lors d'un stage ( le deuxième), j'ai été malade lors de ma première semaine de stage. J'ai donc posté mon arrèt de travail et mon planning prévisionnel dans la même enveloppe. Celle-ci n'est jamais arrivée à destination. Mais ça, je ne l'ai su que plus tard... Fin de stage, elle m'appelle pour je ne sais plus quelle raison et me dit alors qu'elle n'a pas reçu mon planning prévisionnel, je luit lui avoir envoyé en même temps que mon arrêt.

Puis à mon retour, nous nous retrouvons en cours collectifs. A la fin, elle m'appelle et me dit qu'elle ne me fait plus confiance car la poste n'a jamais perdu de lettres qu'elle envoyait. Et que je me moquais donc d'elle ! j'ai eu beau dire ce que je voulais, son opinion était faite.

 

Le temps passe et arrive notre dernier rendez-vous pédagogique. Celui où on évoque nos projets en individuel... Ne souhaitant pas rester au même endroit, je veux faire de l'intérim et si possible en EHPAD. J'ai mes raisons que je lui explique. Je passe sur les détails mais j'ai passé deux heures (au lieu d'une en moyenne ) à me faire démonter la gueule. Quoi que je disais, rien n'allait. Je ne gérerais jamais mon stress en tant qu'intérimaire et ne serait pas efficace car je ne saurait pas m'adapter. L'EHPAD n'est pas faite pour moi car je ne saurais pas être responsable et m'imposer face à l'équipe aide-soignante. Bref, je suis sortie en larmes...

Mes amis, ma famille et surtout mon homme m'ont remonté le moral et m'ont poussé à poursuivre mes études. Car je crois que seule, j'aurais tout plaqué, persuadée que je ne serais bpas une bonne infirmère, comme elle me l'avait dit.

 

 

Aujourd'hui, après deux ans d'intérim pendant lesquels je me suis épanouie, je viens de signer un CDI dans une EHPAD. Je garde de très bon souvenirs de ces deux ans. Et de toutes ces expériences en EHPAD auprès des personnes agées et des équipes. Au vu de leurs remarques, je pense pouvoir dire que, malgrés les erreurs de "jeunesse", j'ai été une bonne infirmière, acceptée dans les équipes mais ayant su m'imposer s'il le fallait... Je ne suis pas la meilleure, c'est sûr. Mais je suis comptente et surtout, je ne regrette rien...

 

Enfin, si, une chose. Le jour de mon diplôme, quand ma tutrice est venue me souhaitait félicitation, le sourire d'hypocrite aux lèvres et que je lui ai répondu "Merci", en pensant " Pauvre imbécile". J'aurais du lui dire ses quatres vérités. Je n'ai pas pu... Trop de connaissances qui restait à l'IFSI et à qui ça pouvait porter préjudice...

 

 

Certains enseignants et directeurs d'IFSI ne voient que par leurs statistiques finales. Ils veulent être sûr de leur résultats et essayent d'éliminer les moins motivés en leur faisant peur. Il faut savoir s'accrocher. Ne pas préter attention à ce qu'ils disent...

 

A toutes et tous, gardez courage !

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 13:54

I - Définition


La maladie de Crohn fait partie des maladies inflammatoires chroniques des intestins (MICI) avec la rectocolite hémorragique. 

C'est une maladie qui provoque troubles digestifs, douleurs et troubles extra-digestifs. Elle évolue sous forme de poussées et période de rémissions plus ou moins longues. Elle touche une ou plusieurs partie du système digestif ( de la bouche à l'anus avec une préférence pour l'iléon et le colon )

C'est une maladie qui se soigne mais ne se guérit pas.

 

 

II- Facteurs de risque et causes


Nous ne savons pas encore les causes exactes mais il y a des critères génétiques, immunologiques et environnementaux.

Le risque est accru si quelqu'un de la famille a déjà une MICI.

Le tabac est un grand vecteur ( et l'arrêt du tabac stoppe les poussées chez les fumeurs ).

La flore bactériologique intestinale joue aussi un rôle.

Incidence de 7/100000 habitants par an en France et est surtout présente dans les pays du nord ( Angleterre, Etats-unis ).

Elle se déclare entre 20 et 30 ans le plus souvent mais il existe des cas pédiatriques.

Elle est elle même un facteur de risque pour le cancer du colon.

 

 

III- Signes cliniques


Diarrhées (parfois en alternance avec de la constipation )

Douleurs abdominales, Nausées et vomissement

Saignements +/-

Fissures, abcés de la marge anale et fistules

Sténoses  avec obstruction intestinale et ulcères de l'intestin

Asthénie, anorexie, amaigrissement, fièvre

Cassure de la courbe staturo-pondérale chez l'enfant

Signes extra-digestifs chez 1/3 des patients : spondylarthrite ankylosante et rhumatismes périphériques et axiaux, uvéites ( inflammation de l'oeil ), signes cutanés ( macules, papules, érythème noueux, aphtes buccaux )

Signes inflammatoires sur le bilan biologique : VS et CRP élevé, anémie...

 

 

IV - Examens complémentaires


Coloscopie-fibroscopie avec biopsie : examen de diagnostic car signes d'inflammations visibles ainsi que de suivi ( efficacité des traitements, évolution... )

Coproculture pour le diagnostic

Scanner et IRM pour les trajets de fistules notamment, ainsi que les sténoses et la visualisation de l'intestin grèle.

Transit baryté, vidéocapsule, échographie abdomino-pelvienne toujours pour l'intestin grêle.

Echographie anale pour les fissures, fistules et abcés anaux

 

 

V- Traitement


Corticoïdes et 5-MP lors des poussées

 

Immunomodulateurs : aziathiopine, 6-MP, méthotrexate

 

Anti-TNF alpha : formes modérées à sévères de la maladie, avant en dernier recours mais de plus en plus fréquemment utilisés. Il en existe deux :

- Remicat (infliximab ): en perfusion et nécéssitant une demi-journée d'hospitalisation toutes les 8 semaines

- Humira ( adalimumab ) : en sous-cutané, pouvant être fait à domicile par soi-même, l'entourage ou une infirmière tous les 15 jours.

Ces traitements nécéssitent une surveillance accrue du risque infectieux et notamment de la tuberculose.

 

Chirurgie : exérèse des lésions inflammatoires nécéssitant parfois une stomie +/- provisoire et chirurgie des complications ( abcés-fistules-occlusions... )

 

Mise au repos du système digestif par nutrition entérale et parentérale lors des poussées

Régime pauvre ou sans résidu lors des poussées

Ne pas utiliser d'AINS

Sevrage tabagique absolu

 

V- Actions infirmières

Administration des traitements et soins quand chirurgie

Education thérapeutique ( traitement, vie quotidienne, régime alimentaire en collaboration avec une diététicienne...)

Aide au sevrage tabagique

Relation d'aide

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 03:55

Voilà dans quelques temps je déménage pour plus de soleil et de montagnes.

Et moi, qui avais quitté l'intérim depuis septembre ( CDD long en EHPAD et formation en bloc opératoire ), je suis revenue à mes premiers amours.

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En tant qu'infirmière, j'apprécie beaucoup cette manière de travailler.

 

Je me sens beaucoup plus libre. Quand certains aiment la sécurité de l'emploi des fonctionnaires hospitaliers, j'apprécie la liberté d'être intérimaire.

Libre de choisir les services, les structures pour lesquelles je veux travailler : pas cette clinique car l'ambiance est mauvaise, pas cette EHPAD car la prise en charge des résidents laisse vraiment à désirer... mais ce service de nuit car je n'ai jamais fait. Je découvre ainsi différentes manières d'être infirmière, de travailler, de m'organiser. Je découvre des postes où je ne serais pas aller au premier abord : l'entreprise, la neurologie, les chirurgies, la MAS( maison d'accueil spécialisée ), l'HAD ( hospitalisation à domicile ) ... Et je continue d'aller en gériatrie, en EHPAD car j'aime ce mixte entre la technique et le relationnel.

 Je suis libre d'alterner ou pas jour et nuit suivant mes envies. Libre de choisir de travailler ce week-end car je suis seule et de prendre tel autre week-end en repos comme j'en ai envie. Et non pas comme un supérieur l'a décidé.

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C'est moi qui organise mon temps de travail en fonction de ce qu'on me propose et de ce que je désire. Bien sûr, ça demande un peu d'organisation et un agenda toujours sous la main !

Avec le temps, je deviens plus sélective : outre les endroits où je ne désire pas aller pour mes convenances personnelles, je refuse les missions à plus de quarante minutes aller de chez moi. Certes, le trajet supérieur à 22 km est bien remboursé mais la fatigue, elle, est bien présente. Et rouler 1 heure après avoir travaillé 10 heures devient dangereux.

Comme je jongle entre deux agences d'intérim, je dois aussi faire attention à avoir une journée de repos tous les 6 jours maximum, voir le must 2 jours de repos tous les cinq jours. Et à travailler suffisamment le mois avant mes vacances car je me les auto-finance.

 

Quand au salaire, je suis payée comme un salarié de la structure cliente avec la même expérience que moi ( un an de diplôme ). Je perçois en plus 10 % de congés payés qui financent mes vacances. Et 10% de fin de contrat précaire qui est un "bonus" pour l'adaptabilité à des horaires et des lieux toujours différents.

En tout cas, je suis en effet mieux payée qu'un fonctionnaire car j'alterne aussi des structures privés qui payent souvent mieux leurs infirmières.

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Mais ce n'est pas toujours idylique. Le mois de mai a été calme : les boites d'intérim ont dû se réhabituer à m'appeler pour me proposer les missions de dernère minute ( mon planning de juillet a lui été vite rempli ! ) mais les factures, elles, continuent à tomber. De même si je suis en arrèt maladie hors mission, je ne suis pas payée. Et comme je prends des jours pour organiser mon déménagement en juin et juillet ( recherche d'un logement là-bas, préparation des cartons ), il y  a pas mal de jours où je ne travaille pas et donc avec moins de revenus.

 

Moi qui étais loin d'être une pro de l'organisationavant, j'ai finallement appris et me suis bien améliorée !

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 14:56

I- Définition

 

Démence sénile de type dégénérative quelque soit l'âge du malade.

Elle représente 80% des démences dégénératives

 

 

II- Facteurs de risque et causes

 

a- Facteurs de risque

 

- Age

- Antécédents familiaux dans 10% des cas

- Trisomie 21

- Autres facteurs de risque possibles : traumatismes craniens, être du sexe féminin, avoir un faible niveau de scolarité

 

 

b- Causes

 

Elles sont hypothétiques : source génétique avec mutation de gènes, virale, immunologique

La physiopathologie montre des lésions de vieillissement cérébral normales en plus grande quantité avec atrophie corticale, plaques séniles, dégénérescence neuronale ainsi que la diminution de différents neurotransmetteurs.

 

 

III- Signes cliniques

 

Le début est insidieux et l'évolution est progressive

 

La phase de début :

 

- trouble de la mémoire des faits récents

- difficulté er incapacité pour les nouveaux apprentissages

- difficulté pour les gestes usuels

- difficulté d'assumer de nouvelles situations

La personnes est alors consciente de ses troubles, elle essaye de les cacher et fait face à un syndrôme dépressif réactionnel.

 

 

La phase d'état :

 

- troubles de la mémoire avec un effacement des souvenirs en ordre décroissant où les souvenirs d'enfance refont surface.

- désorientation temporo-spatiale

- trouble du jugement et du raisonnement avec incapacité de calculer, inaptitude à faire face aux dangers ( gaz, ...)

- agressivité, agitation ou au contraire apathie

- une inversion nyctémérale apparait très souvent

- syndrôme aphasie- apraxie- agnosie

- hyperactivité motrice (déambulation +++ ) qui fait place à une grabatisation progressive  

 

 

La phase terminale :

 

- La dépendance est totale et la communication est devenue impossible.

- La grabatisation entraine des complications qui elles même entrainent le décés de la personne.

- L'évolution se fait sur 8 à 10 ans

 

 

IV- Examens complémentaires

 

a- les tests psychométriques

 

Le mini mental score ( MMS)

Le NPI qui montre les nuisances induites pour le patient et la diffculté de prise en charge pour le personnel par rapport à ce malade.

Le Lebert qui fait ressortir l'évolution des troubles...

 

 

b- Autres examens

 

IRM et scanner

Dosage de TSH, acidefolique, vitamine B..

Ils ont pour but d'exclure les pseudo-démences.

 

V - Traitements

 

Ils ont pour but d'améliorer la qualité de vie des malades ainsi que de ralentir l'avancée de la maladie qui est inéluctable.

 

a - les médicaments agissant directement sur la maladie

 

- Inhibiteurs de la cholinestérase ( ICH ) ou anticholinestérasiques :

Ils sont prescrits dans les formes débutantes et modérées et permettent de reculer l'entrée en institution de deux ans en permettant une amélioration du fonctionnement intellectuel global.

Les effets secondaires sont surtout des troubles digestifs mais aussi une perte de poids, une asthénie ou des vertiges.

Donépézil ( aricept ), rivastigmine ( exelon ), galantamine ( reminyl )

 

- Mémantine / Ebixa

Ce traitement régule l'excès de glutamate qui est un des facteurs de dégénérescence neuronale et est indiqué dans les formes modérément sévères à sévères.

 

- Vasodilatateurs et anti-ischémiques

Ils sont indiqués pour les troubles de la mémoire et liés à l'âge. Ils peuvent améliorer les résultats aux test cognitifs mais ne rammène pas l'autonomie.

Piracétam ( nootropyl), extrait de ginkgo biloba ( tanakan), naftidrofuryl ( praxilène )...

 

b - traitements des symptômes

 

- syndrôme dépressif associé :

antidépresseurs avec faible effet anticholinergique comme la miansérine ( athymil ),  la dose sera majorée le soir si des troubles du sommeil sont associés. Ou antidépresseurs stimulants si le désintérêt est très présent comme les sérotoninergiques ( prozac, deroxat...)

 

- anxiété :

anxiolytiques comme l'alprazolam ( xanax ), hydroxysine ( atarax )

 

- agressivité, délires :

 neuroleptiques à faible dose et à diminuer, arréter rapidement dès que les épisodes s'arrètent. Rispéridone ( risperal )

 

- agitation :

sédatifs comme le tiapride ( tiapridal )

 

- troubles du sommeil :

prescription d'hypnotiques à durée de vie courte : zopiclone ( imovane ), zolpidem ( stilnox )

 

 

VI - Actions infirmières

 

- stimulation cognitive : exercices de mémorisation, langage, écriture évocation de souvenirs, lectures de journal... Il faut veiller à ne pas mettre le malade en échec.

 

- donner des repères temporo-spatiales : calendrier, horloge, photo sur la porte de la chambre...

 

- donner des explications claires et simples en utilisant des ordres courts, imiter par les gestes ou faire le premier geste puis laisser la personne continuer.

 

- accompagner dans les actes de la vie quotidienne ( toilette, habillage, repas ) en essayant de respecter ses habitudes et goûts à l'aide d'un recueil de données à son entrée en institution avec la famille.

 

- surveillance alimentaire et d'hydratation : mettre une fiche de surveillance au moindre doute, rajouter du sirop ou du vin dans l'eau pour favoriser la prise de boisson.

 

- incontinence et élimination : favoriser le passage aux toilettes régulier ( toutes les 3 heures ), utiliser un protocole de changes réguliers et adaptés pour ne pas mettre la personne en difficulté ( pull-ups la journée, change complet la nuit... ), surveillance d'élimination : noter les selles et mettre en place un  protocole en cas de constipation  car la personne ne se plaindra pas ( au bout de 3 jours : suppo, + 1 jour sans selles : cocktail laxatif, + 2 jours sans selles : normacol par exemple )

 

- surveillance adaptée pour sa sécurité : attention à la prise de médicaments, aux objets qui coupent, brûlent, qui pourraient être avaler...; à la fermeture des portes donnant sur l'extérieur ( risque de fugues )

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Published by heike - dans l'infirmier
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