Partager l'article ! Hommage : TOUPIE à jamais pour toujours: Tu es né en juillet d'une portée de 11 petits ( 9 ont survécus aux premiers jours). Tes parents Vani ...
HEIKE
Tu es né en juillet d'une portée de 11 petits ( 9 ont survécus aux premiers jours). Tes parents Vanille et Chocolat avaient été abandonnés dans une cour, récupérés par une asso ( Ani-nounou ). Et moi, je m'étais proposée pour être FA.
Arrivé en petit sauvageon par le train depuis Paris à Poitiers. Tu as pris place dans ton enclos de fortune fait de grilles des cubes de rangement. Tu avais deux mois et faisais déjà plus grand que mes loustics qui avaient deux ans.
J'ai trouvé ton nom : Toupie à cause de tes oreilles droites qui bougeaient tout le temps.
Les premiers mois ont été durs. On ne pouvait pas te caresser. Tu me boxais même quand je t'apportais la nourriture.
Tu as été castré à 4 mois pour te faire adopter plus vite. Le soir même, j'ai pu te faire ton premier calin ! Après tu t'es calmé vis-à-vis de moi. j'ai pu commencer à te faire des caresses et que tu appréciais. Moi seule.
En décembre, Chocolate nous a quitté et la décision s'est imposée d'elle même. Tu restais !
En janvier, je suis partie sur Angoulème avec toi. 2 mois où on s'est vraiment rapproché. Où tu es passé à l'alimentation naturelle complète.
A mon retour, je souhaitais te faire cohabiter avec Mouchoir... La vie en a décidé autrement : à son tour, elle nous quittait.
Nous avons déménager dans une maison avec jardin. Tu as découvert la liberté dans tout le rez de chaussée et le jardin. Tu es alors devenu sociable pour tout le monde, réclamant des caresses.
Le soir, tu te mettais devant moi, assis, et tu me faisais ton regard coquin, la tête un peu penchée, les oreilles pointées vers moi, pour que je m'occupe de toi.
Sorties en laisse ( découverte de la neige,...) ou siestes à l'ombre du cerisier dans ton enclos.
Quelques fois aussi, liberté complète ( non volontaire de notre part...) : ta récupération était assez folklorique et j'étais devenue pro pour te faire rentrer par toi-même en me tenant à 2 mètres de toi et en calculant où je devais me placer pour te faire avancer là où je voulais que tu ailles.
Tu adorais notre escalier, c'était ton poste d'observation !
Et tu adorais les fils des souris d'ordinateur que tu grignotais dès que tu pouvais te faufiler dans le bureau ( interdit car les fils étaient non protégés )...
Je jouais avec toi avec une ficelle, chacun tirant de son côté et quand je lachais tu partais avec et attendais que je recommence. Tu courrais après les noix. Tu trouvais toujours le bouchon sous lequel j'avais planqué un bout de carotte et ne soulevais pas les autres.
Fin juillet, nouveau déménagement. Tu es de nouveau en appartement, mais avec plus d'espace au sol. On investit dans une barrière bébé pour séparer notre espace commun à nous trois et celui de mon homme et moi. Je t'ammènage ton coin, sécurise tous les fils...
Une fois, tu as fugé sur le balcon du voisin. Tu es revenu à l'appel de la branche de céleri et je me suis rendue compte qu'au passage, t'avais rasé mes jardinières d'herbes aromatiques.
Jeudi soir, on recevait. L'après-midi, tu as goûté. Fraises et pomme, Miam ! Tu adorais.
Et le soir, tu as fait le plus beau des cadeaux à mon homme. Avec lui, tu gardais toujours tes distances. Après tout, lui punissait. Ce soir-là, tu lui as réclamé caresses et bouts de carottes ( qu'on avait en apéro ). Tu te mettais debout, pattes avant appuyées sur ses jambes.
Ce soir-là, tu as montré à nos amis comme tu étais heureux.
Vendredi soir, quand nous sommes rentrés à la maison, nous t'avons trouvé dans ton coin de cheminée que tu aimais tant. Tu ne voulais pas te lever ni manger. Il y avait un tel orage... On a cru que tu avais peur.
Le lendemain matin, je t'ai trouvé sous le canapé. Pour toi, c'était fini.
Tu avais 2 ans et 2 mois.
Tu étais mon bébé coeur, ma saloperie, mon pépère, mon pinou d'amour, mon Pie-Tou.
Tu me manques. Je suis si triste et en même temps, je n'ai eu aucun regret avec toi. Tu as vécu libre, en mangeant ce qui était naturel pour un lapin : de la verdure, avec tout l'amour qu'on pouvait te donner. Tu étais heureux, épanoui, je pense.
Dans mon coeur, il manque un morceau arraché trop brutalement mais dans ma mémoire, sont marqués tous les souvenirs que j'ai de toi.
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