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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 14:56

I- Définition

 

Démence sénile de type dégénérative quelque soit l'âge du malade.

Elle représente 80% des démences dégénératives

 

 

II- Facteurs de risque et causes

 

a- Facteurs de risque

 

- Age

- Antécédents familiaux dans 10% des cas

- Trisomie 21

- Autres facteurs de risque possibles : traumatismes craniens, être du sexe féminin, avoir un faible niveau de scolarité

 

 

b- Causes

 

Elles sont hypothétiques : source génétique avec mutation de gènes, virale, immunologique

La physiopathologie montre des lésions de vieillissement cérébral normales en plus grande quantité avec atrophie corticale, plaques séniles, dégénérescence neuronale ainsi que la diminution de différents neurotransmetteurs.

 

 

III- Signes cliniques

 

Le début est insidieux et l'évolution est progressive

 

La phase de début :

 

- trouble de la mémoire des faits récents

- difficulté er incapacité pour les nouveaux apprentissages

- difficulté pour les gestes usuels

- difficulté d'assumer de nouvelles situations

La personnes est alors consciente de ses troubles, elle essaye de les cacher et fait face à un syndrôme dépressif réactionnel.

 

 

La phase d'état :

 

- troubles de la mémoire avec un effacement des souvenirs en ordre décroissant où les souvenirs d'enfance refont surface.

- désorientation temporo-spatiale

- trouble du jugement et du raisonnement avec incapacité de calculer, inaptitude à faire face aux dangers ( gaz, ...)

- agressivité, agitation ou au contraire apathie

- une inversion nyctémérale apparait très souvent

- syndrôme aphasie- apraxie- agnosie

- hyperactivité motrice (déambulation +++ ) qui fait place à une grabatisation progressive  

 

 

La phase terminale :

 

- La dépendance est totale et la communication est devenue impossible.

- La grabatisation entraine des complications qui elles même entrainent le décés de la personne.

- L'évolution se fait sur 8 à 10 ans

 

 

IV- Examens complémentaires

 

a- les tests psychométriques

 

Le mini mental score ( MMS)

Le NPI qui montre les nuisances induites pour le patient et la diffculté de prise en charge pour le personnel par rapport à ce malade.

Le Lebert qui fait ressortir l'évolution des troubles...

 

 

b- Autres examens

 

IRM et scanner

Dosage de TSH, acidefolique, vitamine B..

Ils ont pour but d'exclure les pseudo-démences.

 

V - Traitements

 

Ils ont pour but d'améliorer la qualité de vie des malades ainsi que de ralentir l'avancée de la maladie qui est inéluctable.

 

a - les médicaments agissant directement sur la maladie

 

- Inhibiteurs de la cholinestérase ( ICH ) ou anticholinestérasiques :

Ils sont prescrits dans les formes débutantes et modérées et permettent de reculer l'entrée en institution de deux ans en permettant une amélioration du fonctionnement intellectuel global.

Les effets secondaires sont surtout des troubles digestifs mais aussi une perte de poids, une asthénie ou des vertiges.

Donépézil ( aricept ), rivastigmine ( exelon ), galantamine ( reminyl )

 

- Mémantine / Ebixa

Ce traitement régule l'excès de glutamate qui est un des facteurs de dégénérescence neuronale et est indiqué dans les formes modérément sévères à sévères.

 

- Vasodilatateurs et anti-ischémiques

Ils sont indiqués pour les troubles de la mémoire et liés à l'âge. Ils peuvent améliorer les résultats aux test cognitifs mais ne rammène pas l'autonomie.

Piracétam ( nootropyl), extrait de ginkgo biloba ( tanakan), naftidrofuryl ( praxilène )...

 

b - traitements des symptômes

 

- syndrôme dépressif associé :

antidépresseurs avec faible effet anticholinergique comme la miansérine ( athymil ),  la dose sera majorée le soir si des troubles du sommeil sont associés. Ou antidépresseurs stimulants si le désintérêt est très présent comme les sérotoninergiques ( prozac, deroxat...)

 

- anxiété :

anxiolytiques comme l'alprazolam ( xanax ), hydroxysine ( atarax )

 

- agressivité, délires :

 neuroleptiques à faible dose et à diminuer, arréter rapidement dès que les épisodes s'arrètent. Rispéridone ( risperal )

 

- agitation :

sédatifs comme le tiapride ( tiapridal )

 

- troubles du sommeil :

prescription d'hypnotiques à durée de vie courte : zopiclone ( imovane ), zolpidem ( stilnox )

 

 

VI - Actions infirmières

 

- stimulation cognitive : exercices de mémorisation, langage, écriture évocation de souvenirs, lectures de journal... Il faut veiller à ne pas mettre le malade en échec.

 

- donner des repères temporo-spatiales : calendrier, horloge, photo sur la porte de la chambre...

 

- donner des explications claires et simples en utilisant des ordres courts, imiter par les gestes ou faire le premier geste puis laisser la personne continuer.

 

- accompagner dans les actes de la vie quotidienne ( toilette, habillage, repas ) en essayant de respecter ses habitudes et goûts à l'aide d'un recueil de données à son entrée en institution avec la famille.

 

- surveillance alimentaire et d'hydratation : mettre une fiche de surveillance au moindre doute, rajouter du sirop ou du vin dans l'eau pour favoriser la prise de boisson.

 

- incontinence et élimination : favoriser le passage aux toilettes régulier ( toutes les 3 heures ), utiliser un protocole de changes réguliers et adaptés pour ne pas mettre la personne en difficulté ( pull-ups la journée, change complet la nuit... ), surveillance d'élimination : noter les selles et mettre en place un  protocole en cas de constipation  car la personne ne se plaindra pas ( au bout de 3 jours : suppo, + 1 jour sans selles : cocktail laxatif, + 2 jours sans selles : normacol par exemple )

 

- surveillance adaptée pour sa sécurité : attention à la prise de médicaments, aux objets qui coupent, brûlent, qui pourraient être avaler...; à la fermeture des portes donnant sur l'extérieur ( risque de fugues )

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Published by heike - dans l'infirmier
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commentaires

li-lou 17/02/2011 15:36


Merci pour ces conseils...


li-lou 15/02/2011 07:17


Merci de partager tes connaissances, c'est toujours passionnant...Ma belle-mère m'inquiète à ce sujet et ne veut pas consulter mais je penche plus pour une dépression la concernant. C'est parfois
difficile de distinguer les deux au début.


heike 16/02/2011 20:42



En effet les deux ont des symptômes similaires au début et sont parfois associés aussi. Ce serait bien pourtant qu'elle consulte un gériatre ou autre spécialiste car des traitements existent et
qui fonctionnent bien pour éviter que la maladie avance vite. Et si c'est une dépression, elle doit beaucoup souffrir et a besoin d'être soulagé que ce soit par traitement (médicament) ou autre (
psychothérapie, ... ).


Il faut arriver à la convaincre mais la prévenir que dans les salles d'attente, il y a des gens qui peuvent être très atteints et ne pas avoir peur. Certaines personnes prennent rdv mais prennent
peur face aux autres malades, fuient et ne se font jamais diagnostiquer finallement.