l'infirmier

Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 15:31

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I- Définition

Ensemble des lésions de la région maculaire dégènératives après l'âge de 50 ans, entrainant une altération de la vision centrale


II - Facteurs de risque

- âge supèrieur à 50 ans
- tabagisme
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- hypertension artérielle ( HTA)
- exposition à la lumière
- facteurs génétiques


III- Signes cliniques

- diminution de la sensibilité aux contrastes
- diminution de l'acuité visuelle
- déformation des lignes droites
- apparition d'une tache sombre centrale : le scotome
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IV - Examens complémentaires

- Examen clinique :
              mesure de l'acuité visuelle
              recherche d'un scotome central

- Examen du fond de l'oeil

- Angiographie fluorescéinique

- Angiographie en infra rouge au vert d'indocyanine

- OCT ou tomographie par cohérence optique


V - Formes cliniques

Au début : drüsen
Forme atrophique d'évolution lente
Forme exsudative : néovascularisation choroïdienne


VI - Traitements

- Stade précoce : supplémentation en vitamines et anti-oxydants
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- Forme atrophique : rééducation en basse vision ( permettant d'apprendre à utiliser la vision périphérique )

- Forme exsudative :
photocoagulation au laser
laser
traitement chirurgical
traitement anti angiogénique

- greffes de pigments rétiniens autologues


VII- Actions infimières

Conseils d'aménagement de l'environnement :
- Installer un éclairage fort  en évitant les zones d'ombres
- Eviter les risques de chutes en supprimant les obstacles ( fils à terre...)
- Installer un réveil ou une montre parlant
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- Utiliser un téléphone à grosses touches
- Utiliser des systèmes grossissants ( loupe... )
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Ecoute, relation d'aide

Evoquer les associations qui existent pour que la personne et/ou ses proches rencontrent d'autres malades pouvant lui apporter un soutien

Par heike - Publié dans : l'infirmier - Communauté : Les blouses blanches
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 21:49
Dans mon stage en maison de retraite, j'ai eu à prendre en soin de nombreuses fois une résidente pour un pansement.

Cette dame est maigre, elle n'a que la peau sur les os. Elle a une démence mais reste encore ancrée dans la réalité. Elle n'a jamais supporté qu'on la touche.
Elle a chuté il y a quelques temps de cela et s'est blessée au dessus de la poitrine et derrière le coude.

La blessure du coude a vite pris une certaine ampleur, se creusant, avec présence d'une importante inflammation et de fibrine nécessitant de refaire son pansement tous les deux jours.
La plaie du thorax est une croute creusée quand je la prends en soin.

Chaque soin est pour elle un calvaire :
On ( les infirmières ) lui fait mal avant même de la toucher, quand on remonte sa manche, quand on enlève le pansement, quand on nettoie et quand on referme le nouveau pansement.
Un jour, elle nous griffa moi et ma collègue. Elle tente aussi de nous taper avec la main, avec le pied...
" Vous me faites mal. " en litanie tout le long du soin.  " Je vais vous mettre une gifle, vous me faites mal"

Je vérifie son traitement et je vois qu'elle n'a que du paracétamol. J'évoque auprès de l'équipe la mise en place d'un traitement plus fort. En fait, elle a déjà eu un traitement antalgique avec dérivés morphiniques ou même opioïdes mais la famille l'a refusé car elle somnolait. Mais surtout car elle n'a pas mal !
D'aillleurs, quand les filles lui donnent le repas, elles ne lui donnent même pas son paracétamol. Pour ses enfants, cette dame qui crie que je la fais souffrir ne ressent pas de douleur !
J'aimerais un jour que ses filles voient le pansement et comment leur mêre souffre. Mais même cela ne serait pas suffisant car je soupçonne qu'elles pensent que la démence fait que cette dame ne ressent pas la douleur.

Alors de mon côté, je tente de :
- lui parler, je dirais même plus la baigner dans un bain de paroles, lui expliquant chaque geste et à quoi ça sert.
- réaliser le soin seule car elle réagit mieux que quand nous sommes deux avec elle.
- lui enlever tout son haut car c'est moins douloureux pour elle que de relever juste la manche

Mais je reste dans le questionnement :
- Doit-on toujours suivre l'avis de la famille ?
- Le médecin ne peut-il pas imposer un traitement pour le bien de sa patiente même s'il doit se positionner contre la famille ?
- Et l'équipe soignante n'a-t-elle pas un rôle auprès de la famille pour que celle-çi accepte le traitement ?

A l'heure où on parle d'éradication de la douleur, est-ce normal de laisser cette dame dans sa souffrance ?
Par heike - Publié dans : l'infirmier - Communauté : Les blouses blanches
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 23:23
I - Hypertrophie bénigne de la prostate = Adénome de prostate = HBP

a - Prévalence

Histologiquement : adénomyofibrome
On dit HBP clinique quand il y a des manifestations cliniques: c'est alors qu'on le traite


b - Etiologie / Facteurs de risque

l'âge : il touche les hommes de plus de 50 ans
le terrain hormonal
l'environnement et l'ethnie aurait un rôle


c - Signes cliniques

- Pollakiurie ( nocturne)
- Impériosité mictionnelle
- Dysurie
- Rétention urinaire : aigue avec la douleur et l'impossibilité d'uriner ou avec distension/ chronique qui entraine une incontinence.
- Douleurs sus-pubiennes
- Hématurie
- Lithiase vésicale


d - Complications

- Infections urinaires à répétition
- Vessie de lutte : vessie distendue avec formation de diverticules
- Insuffisance rénale chronique


e - Examens complémentaires

- Diagnostic :
A la clinique avec le toucher rectal
BU/ECBU
Dosage de PSA ( antigène spécifique à la prostate )
Dosage de la créatinémie

- Débitmétrie ( recherche d'obstruction )

- Echographie Rénovésicoprostatique ( à la recherche de résidu post mictionnel )

- Cytoscopie

- Bilan uro-dynamique au cas par cas


f - Traitement

1 - Traitement médical

- Alpha-bloquants ( effet indésirable : hypotension orthostatique )
- Inhibiteurs de la 5 alpha-réductase ( effet indésirable : troubles de l'érection)
- Phytothérapie

2 - Traitement chirurgical

- Résection endoscopique de prostate
- Incision cervicoprostatique
- Adénomectomie prostatique : effet indésirable : éjaculation rétrograde


II - Cancer de la prostate

a - Physiopathologie

Adénocarcinome localisé ou métastatique
phase latente, confiné à la prostate, ou avancé


b- Facteurs favorisants

L'âge ( environ 80 ans)
Les facteurs hormonaux
L'hérédité
Présence d'une variation géographique : Plus aux USA qu'au japon.


c - Examens complémentaires

- Dépistage :
Toucher rectal
dosage des PSA


- Diagnostic :
Biopsie prostatique avec comme risques principaux le risque hémorragique et le risque infectieux. D'où une antibioprophylaxie

- Bilan d'extension :
Scintigraphie osseuse
Autre imagerie
Curage gangliommaire préthérapeutique


d - Traitements

1 - Traitement à visée curative

- Prostatectomie radicale ( exérèse de la prostate et des vésicules séminales ) : effets indésirables : anéjaculation, impuissance )
- Radiothérapie externe ( effets indésirables : cystite, rectite radique, incontinence )
- curithérapie ( par des implants )

2 - Prise en charge des effets indésirables

- Trouble de la continence urinaire
Protections
Kinésithérapie périnéale
Implantation d'un sphincter artificiel
Ballons gonflabes para-uréthraux
Bandelette sous uréthrale

- Dysfonctionnement érectile
Inhibiteurs de la phosphodietérase5
Vaccum
Injection intracaverneuse de prostaglandine
Prothèse pénienne

3 - Traitement palliatif ( cancer avancé )

- castration chirurgicale
- traitement hormonal ( privation androgénique ou blocage)
- chimiothérapie
- Traitement des complications : Métastases : hormonothérapie/ antalgiques / radiothérapie ciblée
                                                            Insuffisance rénale obstructive : dérivation urinaire / hormonothérapie / corticothérapie
                                                            Paraplégie  par compression médullaire : chirurgie/ radiothérapie/ hormonothérapie


III - Actions infirmières

Ecouter, informer, rassurer, mise en place de relation daide

Adénomectomie : lavages +++ par la sonde vésicale : compter le nombre de litres de rinçage qui entre et le nombre qui en ressort, décaillotage si besoin ( envoi de sérum phy avec une seringue dans la sonde et réaspiration ),
Par heike - Publié dans : l'infirmier - Communauté : Les blouses blanches
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 09:00

I - Les examens biologiques sanguins

- le ionogramme sanguin :
Na sodium, K potassium, Cl chlore, protides totaux, calcémie/phosphorémie
uricémie
créatininémie

- le dosage de PSA :
antigène spécifique de la prostate
Normal inférieur à 4 ng/ml
signe de cancer de la prostate


II - Les examens biologiques urinaires

- bandelette urinaire :
¤ Diabète : glycosurie, acétonurie
¤ Infection urinaire : nitriturie, leucocyturie, hématurie microscopique ( signe d'une souffrance glomérulaire )
¤ Atteintes rénales : pH, protéinurie, hématurie

- protéinurie des 24h : ionogramme urinaire
¤ Na, K, urée, créatinine
¤diurèse des 24h à préciser sur le bon

III - Les exmanes cytologiques et bactériologiques

- ECBU :
¤ recherche et identification d'un germe pour adapter le traitement antibiotique
¤ évaluer le résultat du traitement
¤ précautions : urines du matin, recueil aseptique ( petite toilette au dakin et tube stérile ), éviter le début du jet

- biopsies rénales :
¤ prélèvement d'un fragment de parenchyme rénal par voie percutanée sous AL ( anesthésie locale)
¤ but : diagnostic, pronostic, choix du traitement, évolution
¤ avant : bilan de coagulation, TA ( tension artérielle ), écoute et information du patient
¤ pendant : position du patient, antiseptie cutanée
¤ après : éviter et dépister les hémorragies, dépister la douleur, le premier levé a lieu 24h après
¤ conseils avant la sortie : éviter les efforts et la voiture pendant 3 semaines et surveilles les urines

IV - Imagerie médicale

ATTENTION : le rdv doit être pris dans les 14 premiers jours du cycle chez la femme, sinon faire un prélèvement sanguin de Béta-HCG à cause du risque de grossesse

- cadre urinaire ( rayon X ) :
taille du rein, globe de vessie, calcification

- échographie :
¤ rénale, vésicale, prostatique, scrotale
¤ but : diagnostic de tumeur du rein, visualisation de la taille du rein, de la dilatation des voies, des résidus et lithiase vésicale, de la prostate
¤ transrectale/ endorectale

- echodoppler des vaisseaux du rein :
 but : dépistage des sténoses et des défauts de perfusion pour les greffes

- opacification vasculaire :
¤ des artères rénales par injection IV ( intraveineuse)
¤ but : dépistage des pathologies ischémiques du parenchyme, sténose de l'artère rénale, thrombose de l'artère rénale
¤ attention car injection de produits iodés ! ALLERGIE

- opacification des voies urinaires par IV
¤ urographie IV ou UIV ( rayons X)
¤ uréthrographie rétrograde : opacification par voie rétrograde de la vessie et de l'urethère si l'UIV est insuffisant. Attention au risque septique !

- urétéropyélographie rétrograde ou antérograde ou UPR :
¤ but : étudier les voies d'évacuations de l'urine
¤ sous rachi-anesthésie ou anesthésie générale chez l'homme ( pas forcément chez la femme )

- tomodensitrométrie ou scanner

- IRM : CI ( contre-indications ) : claustrophobie, prothèse métallique, pace-maker

- scintigraphie


V - Les examens endoscopiques

- cytoscopie

- uréthrocystoscopie


VI - Les explorations uro-dynamiques

- débitmétrie ( calcul du débit urinaire )

- cytomanométrie : capacité fonctionnelle au remplissage, vidange de la vessie

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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 09:00
Il existe des symptômes non spécifiques comme  :
-  Fièvre
- Infection
- AEG ( altération de l'état général )
Mais aussi des symptômes spécifiques à l'urologie- néphrologie, les voici :



a ) Les douleurs du haut appareil

- Coliques néphrétiques :

¤ obstruction des voies excrétrices
¤ lombalgie
¤ douleur paroxystique
¤ irradiation le long de l'urètre, au pli inguinal, aux organes génitaux externes
¤ durée : de quelques heures à quelques jours
¤ cessation de la douleur progressivement ou brusquement ( polyurie, émission de calcul )
¤ pas de position antalgique
¤ signes accompagnant comme l'agitation, les manifestations abdominales ou les signes urinaires ( hématurie, brûlure )


- Pesanteur lombaire :

¤ augmentation du volume des reins
¤ douleur continue ou intermittente
¤ irradiation inconstante



b ) Les douleurs du bas appareil

- Douleur pelvienne :

¤ diagnostic différentiel : origine gynécologique ou sigmoïdienne
¤ origine urinaire déclenchée/ renforcée par la miction ou les troubles mictionnels


- Douleur prostatique :
¤ périnéorectale
¤ accentuée par la position assise et la défécation


- Douleur testiculaire :

¤ très vive
¤ région scrotale
¤ irradie vers l'aine et la fosse iliaque



c ) Les brûlures mictionnelles


- Très douloureuse
- persistance après la miction
- = infection
- quand les brûlures sont accompagnées de pollakiurie et de pyurie : cystite



d ) Le volume des urines

- Polyurie : supérieur à 3 L/24h

- Oligurie  : inférieur à 500 mL/24h

- Anurie : inférieur à 300 mL /24h avec absence d'urines dans la vessie
¤ anurie extra-rénale / fonctionnelle : due à des désordres  extra-rénaux  hémodynamiques ou électrolytiques. Les troubles sont réversibles avec le traitement des désordres
¤ anurie excrétoire : lié à l'obstruction des voies urinaires par une lithiase ou un envahissement tumoral
¤ anurie d'origine rénale / organique : avec l'arrêt des sécretions rénales qui est réversible dans le cas de l'insuffisance rénale aigüe ( IRA) ou irréversible dans le cas de l'insuufisance rénale chron ique ( IRC )



e )  Les troubles mictionnels

Définition de l'incontinence  : perte involontaire des urines à l'effort, par impériosité, complète, fausses incontinences ( par regorgement )

- énurésie : miction incontrôlée pendant la nuit
- nycturie : besoin d'uriner la nuit
- dysurie : douleur à la miction
- pollakiurie : fréquence élevée
- rétention urinaire : impossibilité d'émettre qand la production se fait normalement



h ) Les oedêmes

Définition de l'oedême : augmentation anormale du liquide interstitiel assez importante pour devenir apparente au niveau sous-cutané

- Hyperhydration :
¤ dans le secteur intravasculaire : hypertension artéielle ( HTA )
¤ dans e secteur interstitiel : LCR, lymphe

- Oedèmes d'origine rénale :
¤ début brusque et progressif
¤ natriurèse basse
¤ rétention proportionnelle d'eau
¤ diminution de la filtration glomérulaire
¤ hyper aldostéronisme
¤ étiologie : si il y a protéinurie et oedème = maladies rénales
¤ syndrôme néphrotique, néphritie, IRC/IRA
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